Didier de Plaige

Les conditions martiennes en labo

novembre 12th, 2009 Posted in Novembre 2009

La recherche de preuves de la vie sur Mars se poursuit sur Terre, où des scientifiques cherchent à expliquer ses nuages de méthane. Plus largement, ils contribuent à préparer la terraformation de la planète.

"Dans un souterrain de Berlin se trouve une curieuse 'chambre de torture'. L'air y est constitué de 95% de dioxyde de carbone, 2,7% d'azote et 1,6% d'argon, avec des traces d'oxygène (0,13%) et de vapeur d'eau (0,03%).

La pression à l'intérieur est maintenue à 1/170ème de celle de la Terre, et le thermostat est réglé sur 45°F - soit la température d'une belle après-midi sur Mars.

Les expériences qui y sont menées consistent à voir si des organismes peuvent résister à des conditions aussi extrêmes, et les résultats sont déjà concluants.

Deep freeze

Depuis août dernier, plusieurs dizaines d'instituts de recherche scientifique ont été sollicités pour tester toutes sortes d'organismes terrestres dans des conditions martiennes. Il s'agit d'identifier quelles formes de vie peuvent survivre sur une autre planète, quels mécanismes ils utilisent pour y parvenir, et quels déchets ils évacuent.

Pour Jean-Pierre de Vera, biologiste au DLR (Centre de Recherches Aéronautiques et Spatiales, en Allemagne), ces expériences devraient permettre aux scientifiques de se faire une idée plus précise quant à ce qu'il doivent rechercher quand ils sont en quête de signes de vie aliène.

Deinococcus radiodurans

Les scientifiques ont déjà testé le Deinococcus radiodurans - l'organisme le plus radiorésistant connu au monde - le Xanthoria elegans, un lichen qui survit en Antarctique avec très peu d'oxygène, et la bactérie Bacillus subtilis, qui forme des spores capables de survivre dans des conditions extrêmes.

Jean-Pierre de Vera ajoute : "Nous avons été surpris de constater que des lichens, qui sont des organismes composés (résultant d'une symbiose entre un champignon hétérotrophe et des cellules microscopiques possédant de la chlorophylle), étaient capables de survivre dans ces conditions".

Après 22 jours, 80 à 90% des lichens avaient non seulement survécu, mais ils étaient toujours actifs.

"Il semble que des processus complexes peuvent se produire hors de notre planète. Nous tenons la preuve que des organismes pourraient réaliser la photosynthèse sur Mars."

De Vera veut maintenant savoir si des bactéries capables de produire du méthane peuvent se développer également. Ca permettrait peut-être d'expliquer la présence de nuages de méthane sur Mars." - Source

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