Didier de Plaige

Deinococcus radiodurans

septembre 5th, 2009 Posted in Septembre 2009

La NASA conduit des expériences sur une bactérie extrêmophile qui pourrait survivre sur une autre planète.

"La bactérie dorée qui se développe dans cette assiette se nomme le Deinococcus radiodurans (en abrégé D. rad)."

Probablement l'une des plus anciennes formes de vie sur Terre qui existe encore aujourd'hui, la D. rad fut découverte par hasard dans les années 50, alors que des scientifiques menaient des recherches sur la conservation de la nourriture. Ils avaient les plus grandes difficultés à la tuer.

La D. rad pourrait vivre sur une autre planète : c'est l'organisme le plus radiorésistant connu au monde, qui survit à des températures extrêmes, à la déshydratation, et l'exposition à des chimiques génotoxiques.

D. rad

La résistance de la D. rad aux radiations tient au fait qu'elle possède plusieurs répliques de son génome et des mécanismes de réparation rapide de son ADN. Elle répare généralement des ruptures dans sa chaîne chromosomique en 12 à 24 heures, et en deux étapes. (Le symbôle Gy signifie "gray", qui est l'unité de mesure des doses de radiations absorbées.

Le gray (symbole Gy) est l'unité dérivée d'énergie massique de radiation absorbée du Système international (SI). Un gray est la dose d'énergie absorbée par un milieu homogène d'une masse d'un kilogramme lorsqu'il est exposé à un rayonnement ionisant apportant une énergie d'un joule, 1 Gy = 1 J/kg.

Tardigrade

A titre d'exemple, une dose de 5.000 Gy provoque plusieurs centaines de ruptures sévères dans l'ADN de cet organisme. En comparaison, 10 Gy peuvent tuer un être humain, le tardigrade ne résiste pas à plus de 4.000, et 60 Gy suffisent à tuer le bacille E. coli.

La NASA s'intéresse à ce polyextrêmophile parce que cette bactérie adaptable pourrait aider à la survie des astronautes dans des environnements peu familiers.

Grâce à une récente cartographie de son génôme, les biologistes pourront augmenter ses capacités de survie, et lui permettre de produire des médicaments, purifier l'eau, et l'oxygène.

La D. rad a d'ores et déjà fait l'objet d'une manipulation génétique pour être capable de parer à des fuites de mercure toxique.

Une équipe scientifique russo-américaine a postulé que le micro-organisme a pu évoluer sur la surface de Mars avant d'être apporté sur Terre par une météorite. A part sa résistance aux radiations, le D. rad est génétiquement et biochimiquement semblable aux autres formes de vie terrestres. - Source

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