Didier de Plaige

Jeudi 16 Juillet

juillet 16th, 2009 Posted in Juillet 2009

Billy Cox, pour The Herald Tribune, apporte un complément d'informations sur la démarche de "Freedom Watch" évoquée ici le 14 mai : l'organisation de Larry Klayman avait lancé des requêtes FOIA sur les Ovnis auprès de la CIA, la DIA (Defense Intelligence Agency), le Ministère de la Défense, la NSA (National Security Agency) et l'U.S. AF.

"Plusieurs agences fédérales se sont abstenues de répondre dans les délais légaux. C'est ce qui a offert à l'agitateur conservateur, et ancien candidat au Sénat, une occasion de tester l'engagement du Président Obama pour plus de transparence.

"Je pense que c'est une question de sécurité nationale", a déclaré l'ancien patron de "Judicial Watch", spécialiste des recours collectifs, qui n'avait cessé de harceler l'administration Clinton, avec 18 procès, pendant les années 90.

Freedom Watch

Il a commencé par cette remarque : "On dit souvent qu'on reconnait un avocat en train de mentir parce qu'il a ouvert la bouche. Mais le gouvernement a pratiqué le mensonge sur une bien plus grande échelle."

Par téléphone depuis Miami, où il était en compagnie de Eric Lightman, directeur de sa nouvelle structure associative, nommée Freedom Watch (*), Klayman nous a déclaré qu'il ne s'attend pas à une explication détaillée sur les pratiques de couverture. Il cherche avant tout à d'obtenir la reconnaissance par le gouvernement que les données Ovnis sont classifiées pour des raisons de sécurité nationale. S'il y parvient, ça torpillerait la position officielle de l'Air Force, qui avait été mise en place après qu'elle ait prononcé, il y a 40 ans, l'arrêt de ses études sur le phénomène.

Cheeb

Pour Klayman : "Nous n'attendons pas de pouvoir examiner les aspects administratifs de leur attitude. Nous allons directement en justice, parce qu'il s'agit d'une infraction. Nous voulons faire enregistrer les dépositions des responsables du gouvernement, et ça ne devrait pas leur poser de problème si ce n'est pas une affaire de sécurité nationale, ainsi qu'ils l'ont prétendu."

Si l'affaire peut être reçue sur la forme, comme Klayman le prévoit, il pourra ensuite obtenir un jugement préliminaire par lequel la cour devra décider avant tout procès s'il y a des inconsistances dans les témoignages recueillis sous serment :
"C'est en général comme ça qu'on arrive à les coincer, quand ces types cherchent des échappatoires ou se mettent à mentir dans le cadre d'un affadavit".

Freedom Watch n'a pas encore déterminé sur quelles affaires il allait cibler son action. Eric Lightman : "Nous avons le choix parmi de nombreux cas très intéressants".

Mais peut-être est-il plus important de commencer par déterminer quel tribunal conviendra le mieux. Klayman possède une résidence à Los Angeles, et il aimerait lancer sa première action en Californie du sud.

"Là-bas, c'est fantasyland. Avec un peu de publicité, tout peut arriver. C'est une bonne histoire pour les medias, et c'est essentiel pour maintenir la pression sur les juges. La plupart sont égocentriques, ils ne gagnent pas beaucoup, et adorent voir leurs noms dans les journaux."

En outre, Klayman se situe au-dessus des partis, parce qu'il estime que les Démocrates et les Républicains sont également coupables d'avoir maintenu leurs électeurs dans l'ignorance, sans doute pour des raisons de bénéfice mutuel.

En ce qui concerne l'attitude des gouvernements successifs, son explication tient en quelques mots : "Je pense qu'il n'ont jamais voulu reconnaître l'existence d'une autre force, qui leur est supérieure". Eric Lightman a commenté : "Une fois que vous avez commencé à mentir, alors tout est possible...

Larry Klayman

...et je ne serais pas surpris que certaines théories du complot soient en fait basées sur des réalités."

Au fond, Larry Klayman aimerait être considéré comme le meilleur défenseur des intérêts publics." - Source

Compléments & Commentaires

(*) Freedom Watch, fondé en 2004 par Larry Klayman, a lancé une action en justice contre l'ancien Porte-parole de la Maison Blanche et des soutiens financiers de George Bush, pour usurpation de sa marque déposée.

Share This Post

Sorry, comments for this entry are closed at this time.