Didier de Plaige

Samedi 8 Novembre

novembre 8th, 2008 Posted in Novembre 2008

Billy Cox, déjà cité mercredi, est un journaliste prolifique. Son plus récent papier pour HeraldTribune.com, au lendemain de l'élection de Barack Obama, concerne la marge de manoeuvre du nouveau président en ce qui concerne la Divulgation.

"Nous n'avions jamais rien attendu de la part de l'administration Bush. Avant même qu'il ait prêté serment, il était clair que son intention était de conduire les affaires du pays comme on dirige une Compagnie privée.

Ensuite, et bien avant le 11 Septembre, la bande de Bush a exclut tout principe de transparence en refusant de respecter le 'Presidential Records Act' de 1978.

john ashcroft A trois reprises, il refusa de déclassifier 68.000 documents de l'époque Reagan, alors que pourtant la loi l'exigeait. Finalement, en Novembre 2001, la Maison Blanche a carrément aboli cette loi, en publiant un décret qui donnait au Commandant en chef - de même qu'aux anciens présidents et vice-présidents - le pouvoir de veto sur la publication de l'histoire américaine.

Bush avait été surnommé "l'homme le plus secret de notre temps"; il a maintenu le secret de manière plus stricte encore que l'administration Nixon.

On ne compte plus les exceptions prononcées par John Ashcroft pour empêcher l'éxécution des requêtes FOIA (Freedom of Information Act).

Le 25 mars 2003, alors que l'attention se portait sur l'avancée des troupes américaines vers Bagdad, Bush décida de supprimer l'Executive Order 12958.

Il avait été signé par le Président Clinton en 1995, pour mettre fin à un système de classification archaïque. Environ 800 millions de pièces datant de la Guerre froide furent rendues publiques, qui provenaient en large partie de l'ancienne Commission à l'Energie Atomique. Celles concernant les expériences menées avec le plutonium sur des civils, étaient particulièrement intolérables.

Il y a cinq ans, Bush avait "amendé" le geste de Clinton en instituant l'Executive Order 13292. Les nouvelles règles avaient entre autres pour but d'étendre la date limite de déclassification de données fédérales, elles autorisaient la reclassification de documents gouvernementaux qui étaient déjà dans le domaine public, elles donnaient autorité au bureau du Vice-Président Cheney pour décider de toute classification, et elles accordaient ces mêmes privilèges aux agences qui n'avaient encore jamais rien estampillé comme 'Secret'.

Après la mise en place du Décret 13292, tout Ministère devint légalement autorisé à cacher de l'information au nom de la sécurité nationale. C'était la porte ouverte à tous les abus de pouvoir.

Nous pourrions ne jamais connaître toute l'étendue des manoeuvres obscures conduites par Bush & Co, mais dans deux mois, tout celà sera terminé. Soudain, du jour au lendemain, l'espoir est revenu.

En Janvier prochain, c'est un Constitutionnaliste plus scrupuleux qui va occuper la Maison-Blanche.

Morts en Irak

Dans ce champ de ruines dont Barack Obama va hériter, il n'est pas facile de pronostiquer par quoi il va commencer. La transparence sera essentielle si son intention est bien de restaurer la crédibilité de l'administration. Mais elle pourrait aussi rencontrer ses premières difficultés.

Lorsque, en 2002, John Podesta avait réclamé la déclassification des archives gouvernementales sur les Ovnis, il avait cité l'Executive Order 12958 : "Nous devons le faire, parce que c'est la loi."

Comme nous l'avons vu, Bush & Co ont modifié les règles du jeu. Pour avoir un aperçu de la volonté farouche de son gouvernement à maintenir le secret, voyez les tentatives du Mufon pour documenter le cas récent de Stephenville, Texas, et les obstacles qu'on avait élevés sur sa route pour l'empêcher d'obtenir une réponse à ses requêtes au nom du FOIA.

Les militaires - qui ont envoyé des avions de combat à la poursuite d'un objet volant - ont refusé, sans justification, de publier les données radar et les plans de vol. Le Ministère des Douanes et de la Protection des Frontières, qui a accès aux données de l'Air Force, n'a pas respecté ses obligations légales et a simplement ignoré la requête FOIA formulée par le MUFON.

Concrètement : Obama ou Podesta, ou qui que ce soit dans ce nouveau gouvernement, devra bientôt aborder sérieusement le sujet Ovni. Leur attitude sera scrutée attentivement. Alors si l'élection de mardi dernier doit réellement produire un Changement tangible, commençons par l'essentiel : l'Executive Order 13292 doit être révoqué d'urgence." - Source - Compléments & Commentaires

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