Didier de Plaige

Mardi 5 Août

août 5th, 2008 Posted in Aout 2008

La fuite révélée hier par Craig Covault, du magazine Aviation Week & Space Technology, selon laquelle la NASA et les scientifiques de la mission Mars Phoenix auraient quelque information "provocante" à annoncer, s'est répandue très rapidement.
Les spéculations s'amplifient, et
Universe Today émet l'hypothèse que le Président américain pourrait se charger prochainement d'une déclaration officielle.

Toutefois, l'article appelle à une prudente réserve : "Il est particulièrement significatif que la NASA et l'Université d'Arizona s'efforcent par tous les moyens de boucler l'information. Nous souhaitons que ces espoirs ne seront pas déçus et qu'il ne s'agit pas d'une découverte banale..."

Craig Covault

Hier soir, s'exprimant au nom de la NASA, Veronica McGregor a démenti en partie la rumeur : "Nous n'avons pas alerté la Maison Blanche." Il reste que Michael Meyer - responsable de la mission depuis Washington - a effectivement confirmé que les analyses avaient abouti à des résultats "inattendus". C'est ce que rapporte l'administratrice du forum spécialisé UnmannedSpaceFlight.

Pour David Leonard, de LiveScience : "Ils font tout ce qu'ils peuvent pour retarder cette annonce, parce qu'ils veulent la réserver au magazine Science de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science). On se souvient qu'ils avaient essayé en août 1996 de maintenir un embargo sur la publication des conclusions au sujet de la météorite martienne ALH84001. Ils sont en train de nous rejouer le même scénario, mais ils n'ont pas pu empêcher les fuites."

La NASA s'est finalement résolue à organiser une conférence de presse dans l'après-midi.

Prochaine étape de l'aventure spatiale : la construction d'un vaisseau réutilisable Russo-Européen ?

L'Agence Européenne de l'Espace (ESA) et la technologique Russe pourraient s'associer sur ce projet. Ce vaisseau avait été conçu par les Russes pour transporter 6 passagers en orbite basse ou 4 vers la Lune. Il est capable de se poser sur une planète et d'en repartir. BBC News rapporte les propos de Anatoly Zak, le concepteur russe de l'engin : "Si l'ESA et l'Agence spatiale russe Roscosmos parviennent à un accord, l'Europe construira le module de service et le système de propulsion. La Russie fournira le lanceur et le site de lancement." Mais l'ESA n'a pas renoncé à utiliser Ariane 5, depuis Kourou en Guyane. Les différentes propositions seront examinées lors d'une rencontre des ministres des Etats européens en Novembre prochain. Source

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