Didier de Plaige

Stanton Friedman – Laughlin2009

Stanton Friedman est visiblement celui des conférenciers de Laughlin qui était le plus attendu. Son statut de physicien nucléaire, et ses quarante années de recherches, ainsi que le professionnalisme de ses présentations, expliquent l'accueil enthousiaste des participants.

Il s'est amusé à lister sur son site web l'historique des mensonges officiels, et sans refaire la conférence qu'il avait donnée en 2005 au Mufon, cite à titre d'exemple quelques uns de ceux qui éclairent le mieux l'incident du crash de Roswell :

"Richard Weaver, Colonel de l'US Air Force, était un spécialiste de la désinformation. Il avait déjà menti à plusieurs reprises, et il a menti à nouveau en affirmant que son Rapport apportait une conclusion définitive sur Roswell. En fait, le 24 juin 1997, son assistant, le Capitaine James McAndrew, a publié le Volume 2 du 'Rapport sur Roswell : Affaire classée'.

McAndrew a également menti en prétendant avoir découvert, grâce à ses recherches approfondies, que les petits corps d'aliens rapportés par les témoins n'étaient en fait que des mannequins utilisés pour des tests de crash, lancés par l'US Air Force au-dessus du Nouveau-Mexique.

McAndrew a fait figurer une carte qui s'intitule : "Largage de Mannequins Anthropomorphiques et Sites de Chute". Elle montre le champ de débris et la Plaine de San Agustin, ainsi qu'un bon nombre de lieux de chute, mais aucun ne se trouvait à proximité du véritable site de crash. De plus, Corona n'est même pas sur la carte. On y voit l'officier Raymond A. Madson posant avec Sierra Sam, l'un de ces fameux mannequins.

J'ai réussi à retrouver Madson, qui avait été en charge du programme. Il m'a indiqué deux points importants qui éliminent totalement cette explication des mannequins :

1. Les mannequins devaient faire près de deux mètres et peser 90 kgs pour que les tests soient significatifs (les témoins avaient tous décrit des êtres de petite taille et plutôt frêles, avec de grosses têtes et de grands yeux).

2. On n'avait jamais utilisé de mannequins avant 1953.

Lorsqu'ils ont sorti cette histoire des mannequins en 1997, lors d'une conférence de presse, quelqu'un avait fait remarquer que le crash avait eu lieu en 1947, pas en 1953... Le porte-parole de l'armée avait alors répondu que la mémoire des témoins pouvait être faillible ! C'est l'un de leurs plus gros mensonges. L'US Air Force aurait-elle eu recours à une machine de voyage temporel pour larguer ses mannequins ?

Un autre mensonge avait essayé d'impliquer le pilote Joseph Kittinger dans certaines histoires qu'on m'avait racontées, alors qu'il ne fut affecté dans la région que douze ans plus tard !"

Dans une seconde partie de sa conférence, Stanton Friedman souligne que le principal argument contre la présence des Ovnis est celui des distances entre les planètes surtout si, pour forcer le trait, certains veulent considérer que ces visiteurs devraient venir d'autres galaxies. Le chercheur rappelle les dimensions de notre Voie Lactée (entre 70 et 100 millions d'années-lumière de diamètre), le nombre estimé de planètes potentiellement habitables (100 milliards), et il note : "C'est inutile de compliquer les choses, il y a déjà bien assez d'opportunités dans notre propre galaxie".

Zeta Reticuli

"Considérant que des étoiles dans notre voisinage sont plus anciennes de plusieurs milliards d'années que notre Soleil, il ne serait pas surprenant que d'autres civilisations aient maîtrisé le voyage interstellaire depuis des milliards d'années."

"Si on se réfère au cas d'abduction de Betty et Barney Hill, on se souvient que Marjorie Fish avait découvert que la carte du ciel dessinée par Betty indiquait le système binaire de Zeta Reticuli, situé à 39,5 années-lumière.

Je pense en effet que c'est une bonne hypothèse quant à l'origine d'au moins une espèce de visiteurs."

Comment alors parcourir ces 39,5 années-lumière en un délai raisonnable ? Stanton Friedman évoque différents systèmes de propulsion. Pour le compte de Westinghouse, il avait participé à des recherches visant à mettre au point un propulseur nucléaire.

Mais selon lui c'est la fusion nucléaire qui pourrait présenter une solution intéressante.

"Il faut environ un an, avec une accélération de 1 G, pour approcher la vitesse de la lumière. Or on néglige souvent un aspect important de la loi énoncée par Einstein : aussi étrange que ça puisse paraître, plus on approche de la vitesse de la lumière, plus le temps semble suspendu. A 99,9% de cette référence, il suffirait de 20 mois, du point de vue des passagers, pour rejoindre Zeta Reticuli."

Les aspects plus techniques sont développés dans "Flying Saucers & Science", publié en mai 2007.

Compléments & Commentaires

Présentation lors de la 4ème "Crash Retrieval Conference" de Las Vegas, en novembre 2006 :