Didier de Plaige

Ray Stanford, science & Ovnis

Le 15 juillet dernier, alors qu'il venait de rédiger un article sur "La Divulgation & la Sécurité nationale", l'activiste Ed Komarek a eu un échange téléphonique prolongé avec Ray Stanford, un pionnier de l'ufologie américaine : "Il avait fondé en 1964 le Project Starlight International, devenu en 1974 le principal programme privé de collecte de données. Le nom ayant ensuite été 'usurpé' par Steven Greer, il l'a changé pour Organization for Physical UFO Science.

"Lors de ce premier contact, nous avons dialogué pendant huit heures d'affilée. Ray a maintenant 71 ans, et il se remet d'une crise cardiaque. A ma connaissance, personne n'a poussé aussi loin l'étude scientifique du phénomène Ovni.

Cependant le nécessaire n'a pas encore été fait pour mettre ses recherches à disposition sur internet. Pendant quarante ans, il a toujours préféré poursuivre ses travaux de manière assez discrète. On verra pas la suite ce qu'il pense des organisations ufologiques.

Il m'a confié qu'il avait rassemblé des preuves scientifiques, non seulement de l'existence des vaisseaux extraterrestres et de leurs occupants, mais aussi sur leur mode de propulsion. Il possèderait même des photos des pilotes, et elles n'ont jamais été publiées.

Ray Stanford

Ray m'a raconté qu'il lui était arrivé, au fil des années, de briefer de nombreux scientifiques de haut niveau, qui poursuivaient des recherches classifiées ou non sur la dynamique des plasmas et les systèmes de propulsion électromagnétiques; ils avaient chaque fois été stupéfaits des éléments qu'il leur apportait. Il m'a cité des noms, des dates, et des labos. Ray préfère parler de AAO, ou 'Anomalous Aerial Objects'. Il pense, et je le lui accorde volontiers, que personne dans le domaine public n'a rassemblé autant de preuves tangibles ni de connaissances techniques aussi détaillées.

Il a été particulièrement déçu par la communauté ufologique, en partie parce qu'elle est selon lui infiltrée par des gens du renseignement, et que nombre de "chercheurs" travaillent directement ou indirectement pour la CIA et d'autres agences.

Il m'a donné toutes sortes d'exemples, citant des personnes réputées du FUFOR et d'autres organisations aussi connues.

Je pense comme lui que ces organisations réputées, qui semblent encourager des enquêtes scientifiques sur les Ovnis, jouent un double jeu et font en sorte que leurs chercheurs ne disposent pas des instruments nécessaires (des gravimètres et des magnétomètres enregistreurs, des caméras à haute résolution ou spectrographiques, etc...).

Nous sommes tombés d'accord pour considérer que les organisations ufologiques bien établies agissent délibérément pour détourner l'attention du public et des scientifiques vers des pistes beaucoup moins pertinentes, comme les études de traces et les récits anecdotiques rapportés par des enquêteurs civils, ou à consacrer trop de temps sur les documents déclassifiés par les gouvernements.

Ray et moi avons fait le constat que la communauté ufologique s'intéresse très peu aux recherches menées de manière scientifique, et nous pensons que c'est du en bonne partie à l'infiltration par les services de renseignement ainsi qu'à des opérations de diversion. L'ensemble de ces documents démontre que la CIA a bien la haute main sur tout ce qui concerne le phénomène Ovni.

Ray m'a expliqué que ces agences avaient couramment utilisé de prétendus "contactés" pour semer la confusion. Il se souvient que George Adamski, il y a bien longtemps, lui avait avoué qu'il n'avait jamais eu de contact, et montré comment il avait truqué ses photos d'ovnis. Cette expérience avec Adamski et d'autres "contactés" comme Dan Fry et George Van Tassel, l'ont incité à la plus grande prudence.

On peut comprendre, pour cette raison, que Ray Stanford ne soit pas toujours bien apprécié dans les milieux ufologiques.

Il m'a cité en exemple un "scientifique" bien connu, qui était lié à la CIA depuis l'époque du NICAP : lors d'une réunion du FUFOR en 1987, quelqu'un lui avait demandé qui finançait le symposium commun MUFON-FUFOR; il avait reconnu qu'une organisation de façade, basée à Alexandria, en Virgine, avait contribué pour une somme de 100.000 dollars.

Ray m'a précisé le nom de la compagnie et raconté comment il avait pu vérifier ses liens avec la CIA, grâce à un Ph.D. qu'ils avaient cherché à recruter. Ce point nous a également été confirmé par un retraité de la NSA, et d'autres personnes bien informées.

Ray Stanford

Tout ceci explique que Ray Stanford n'attende plus rien de la communauté ufologique, même s'il continue de s'intéresser à ce qui est publié sur internet. Il est persuadé que sa contribution sera plus efficace en destinant ses preuves aux milieux scientifiques.

Lettre de A. Hynek

Il pourrait causer quelques surprises désagréables en exposant les connexions entre les réseaux de renseignement CIA-MJ 12 et la communauté ufologique, qui ont souvent permis d'écarter ses découvertes.

Ray pense que ses preuves intéresseront la communauté scientifique, parce qu'il a suivi des protocoles rigoureux, et que ses études, couvrant plusieurs décennies, pourront contribuer à ce que l'ufologie intégre la recherche officielle. Cependant Ray m'a expliqué que plusieurs de ses preuves (sur l'intelligence du phénomène et ses implications pour l'humanité) pourraient avoir des conséquences assez dérangeantes.

Il se demande si cette divulgation sera bien assimilée. Nous avons plusieurs fois débattu de cette question au cours de notre échange téléphonique.

Ray n'a pas l'intention de publier ses expériences personnelles de son vivant, afin que dans un premier temps seules les données scientifiques soient appréciées. Il va commencer par exposer ses preuves relatives au système de propulsion, telles que ses instruments les ont enregistrées." - Source

Témoignage du professeur Allen Hynek, le 6 juillet 1976

Ed Komarek vient de nous faire savoir qu'un premier long texte de Stanford est maintenant en ligne. Les preuves ont été rassemblées dans une présentation PowerPoint, destinée en priorité aux scientifiques.

Compléments & Commentaires

Après l'article de Ed Komarek sur Ray Stanford publié hier, le chercheur s'est présenté sur UFO Digest le 25 septembre. Il rappelle la naissance de son projet Starlight, et raconte dans quelles circonstances il avait réalisé une première en 1975. Mais comme évoqué précédemment, les preuves qu'il a rassemblées dans une présentation PowerPoint seront destinées en priorité aux scientifiques.

Ce travail ne devrait pas être terminé avant deux ans : "Il y a pour le moment près de 450 diapos numérisées, et nous comptons ajouter quelques uns des films enregistrés en couleurs et en plein jour (les originaux sont sur pellicule)."

"Notre approche qui consiste depuis des décennies à collecter des données fiables sur les Ovnis ne ressemble en rien à ce que les medias présentent généralement comme la recherche ufologique.

En fait, ma nouvelle présentation PowerPoint, amplement réactualisée ("Anomalous Aerial Objects (AAOs) : Examining the Physical Properties with the Instruments and Methods of Science"), apporte des preuves scientifiques qui devraient exciter la curiosité des chercheurs en physique théorique, quoiqu'ils aient pu penser auparavant des Ovnis. Je préfère d'ailleurs l'expression 'Anomalous Aerial Objects', ou AAOs.

Ray Stanford

De nombreuses théories ont été échafaudées, mais ce ne sont le plus souvent que des spéculations sans véritablement de base expérimentale. Les hypothèses concernant la propulsion des Ovnis doivent s'appuyer sur des preuves physiques particulièrement bien documentées, multiples et irréfutables, avant qu'elles puissent être acceptées pour publication dans des revues scientifiques de haut niveau.

Les organisations ufologiques les plus en vue, même si elles se targuent de compter des adhérents dans le monde entier, s'en tiennent encore aujourd'hui à des programmes de recherches conçus dans les années 50! Elles sont bien plus préoccupées d'attirer de nouveaux membres et de faire parler d'elles, que de se doter de moyens scientifiques. Elles se contentent de "former des enquêteurs de terrain" à l'ancienne, au lieu de les équiper des matériels nécessaires à l'enregistrement de données sur les évolutions de ces objets.

Ray Stanford station

Au lieu de collectionner des rapports, il faudrait leur fournir des outils, soit de détection automatique et d'enregistrement, ou de préférence, lorsque c'est possible, déployer des opérateurs qualifiés, munis de ces appareils. Naturellement, il ne s'agit pas de s'intéresser à des objets qui sont repartis.

Si l'on veut collecter des données qui soient scientifiquement exploitables, il est nécessaire de placer des instruments sur des lieux de passage, dans des contextes bien identifiés.

Les groupes ufologiques qui se consacrent à la collecte de témoignages auraient du mal à reconnaître que des opérations menées scientifiquement peuvent ramener bien davantage de preuves qu'ils pourraient en réver. Mais il y a encore des gens qui se consacrent à la recherche, loin des plateaux de télévision.

Il y a plus de 40 ans que je privilégie l'approche qui consiste à enregister les mouvements des objets. Ceux qui pourraient en douter devraient lire "A TECHNOLOGICAL APPROACH TO UFOs, A Status Report on Project Starlight International", dans l'INTERNATIONAL UFO REPORTER, publlié par le CUFOS (Volume 2, Numéro 8, Août 1977, pages 5 à 7).

Le fonctionnement et les caractéristiques de notre magnétomètre enregistreur automatique aux extrêmes basses fréquences (ELF) sont précisées sur une page web du Nicap.

Ca pourra amuser certains techniciens branchés du 21ème siècle. Mais cette machine fonctionne toujours et elle a permis d'obtenir d'excellents résultats.

Une photo de 1975 montre les composants et la configuration de notre 'UFO/VECTOR" : c'est une console de commandes video et laser multi-usages.

J'ai cependant de meilleures photos à vous montrer. A l'époque, le UFO/VECTOR était certainement l'appareil le plus sophistiqué qu'on ait pu trouver entre les mains de chercheurs privés. Il l'est probablement encore aujourd'hui.

[Nous avons depuis enregistré des preuves beaucoup plus nettes, qui n'auraient pas pu être obtenues avec notre UFO/VECTOR.]

Magnetometer 1975

Bien que cet appareil ne nous ait jamais permis de démontrer qu'un Ovni est capable de courber la lumière, nous avons pu sur notre terrain d'essais réaliser une photo d'un tir laser réussi sur un objet, en utilisant le UFO/VECTOR. Le laser atteint effectivement le AAO, ou la "barrière de protection" qui l'entoure.

Laser strike

L'objet fut photographié par nos trois caméras qui étaient largement déployées. La "frappe" laser eut lieu le 10 décembre 1975, à 21h12, heure locale, pendant une exposition de 8 secondes sur film Tri-X, quand il est passé pratiquement parallèle à l'horizon.

L'engin s'était d'abord maintenu immobile pendant 10 minutes, puis il s'est dirigé pratiquement vers nous, et il s'est finalement dérouté.

Quelques minutes après le début de l'observation, j'ai contacté par téléphone le commandement de la base Air Force de Bergstrom, et ils nous avaient confirmé qu'ils voyaient l'objet stationnaire, mais sans pouvoir l'identifier. Notre terrain se trouvait au nord-ouest de la base air force, à Austin, au Texas. Nous avions nos bureaux en ville.

Après confirmation par Bergstrom AFB que l'objet n'était pas identifiable, j'ai cherché à pointer le laser dans sa direction. La photo prise au moment de cette frappe montre que l'objet pourrait avoir détecté le faisceau laser dirigé sur lui, et qu'il aurait créé une sorte d'effet protecteur-diffuseur autour de lui. Qu'est-ce qui nous a amenés à le penser ? C'est à cause du phénomène de réflexion : lorsque le faisceau atteint l'AAO, il semble plus diffus que s'il avait porté sur une surface sphérique, ou réfléchissante. Peut-être l'objet avait-il volontairement produit une substance diffusante, comme de la vapeur d'eau.

Ces images ne peuvent être reproduites sans autorisation.

Laser strike

Je reconnais que cette photo ne révèle aucune caractéristique concernant la propulsion des Ovnis. Il nous a fallu attendre 1977 pour seulement commencer à enregistrer sur pellicule des éléments très révélateurs des moyens de propulsion. Je ne publie cette image que pour montrer le côté innovant de mon projet dès cette époque, pour documenter les études de ces objets.

C'est juste une façon de vous montrer comment nous avons procédé pendant deux ans avant de rassembler des preuves tangibles. Après quoi, pendant plusieurs décennies, nous avons poursuivi nos recherches de manière assez discrète, nous consacrant au recueil de données sur le terrain et à l'analyse des résultats.

Mis à part l'aspect sérieux et scientifique, cette photo ci-dessus me semble digne du Livre Guiness des Records, parce que c'est la toute première fois qu'on voit un rayon laser toucher un objet qui par ailleurs était signalé par la base AF de Bergstrom, sans qu'elle puisse l'identifier. Mais notre objectif n'a jamais été d'entrer au Livre des Records. Certains d'entre vous pourront penser que nous avons pris des risques insensés. Je réponds à cela : "Qui ne risque rien n'a rien". Mais nous avions autre chose en tête.

Notre équipe attachée au maniement du UFO/VECTOR portait toujours des combinaisons blanches et l'opérateur (c'était moi ce jour-là), ainsi que ses assistants, étaient munis de lunettes de protection vertes.

Cette photo montre en partie l'enclos des matériels optiques (construit sur le toit ouvrant d'un petit batiment), et les opérateurs en charge de l'UFO/VECTOR. On y voit John Palin manier le joystick en gardant un oeil sur le moniteur. Au fond se trouve Al Moulton, en charge de la camera 1, qui communique par réseau filaire souterrain avec les deux autres opérateurs de caméras, placés à environ 250 mètres.

Ray Stanford

Je suis en bas à droite, en train de vérifier l'enregistreur à 8 pistes." - Source

Ray Stanford a souhaité apporter par email quelques précisions : "Bien que le grand public puisse sans doute comprendre et apprécier bien des apects de ma présentation, sans avoir une formation particulière en physique, elle est plutôt destinée à des universitaires.

Ray Stanford

Ils pourraient y consacrer un séminaire de trois jours parce que ça nécessite la plus grande attention.

Je souhaite que cette présentation contrbuera à établir un nouveau paradigme de recherche, principalement dans le domaine des sciences physiques, ce qui sera certainement bien plus productif que la collecte sans fin d'anecdotes et de témoignages anonymes.

Nous espérons également que l'examen des preuves tangibles permettra de lever les réticences des scientifiques de haut niveau, les amenant à réaliser que ce genre d'études relèvent de la science classique, et qu'elles sont dignes des publications à comités de lecture."

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