Didier de Plaige

Rencontre rapprochée avec le Dr Allen Hynek

mai 12th, 2011 Posted in Mai 2011 | Commentaires fermés sur Rencontre rapprochée avec le Dr Allen Hynek

Cette interview par Dennis Stacy date de 1985. Elle est sous-titrée "An Interview With The Dean" (le Doyen) : Pendant deux décennies, de 1948 à 1969, le Dr. J. Allen Hynek (1910-1986) fut consultant en astronomie auprès de l'US Air Force. Cependant son domaine ne recouvrait pas le programme spatial naissant, ni même la Lune et les étoiles, mais les Objets Volants Non-Identifiés. En 1973, il a fondé le CUFOS (Center for UFO Studies) dont il assurait la direction ainsi que l'édition de son magazine, "International UFO Reporter".

Allen Hynek

DENNIS STACY : Dr. Hynek, en tant que scientifique, vous êtes certainement le plus ancien dans l'étude du phénomène ufologique. Racontez-nous comment cela a commencé..

ALLEN HYNEK : Ce n'est pas bien compliqué. Au printemps 1948, j'enseignais l'astronomie à Colombus, l'Université de l'Ohio. Un jour trois hommes, et ils n'étaient pas vêtus de noir, sont venus me trouver. Ils étaient envoyés par la base Air Force de Wright Patterson située à Dayton, dans les environs. Je me souviens qu'ils ont commencé à me parler de la pluie et du beau temps, de choses comme ça, et finalement l'un d'entre eux m'a demandé ce que je pensais des soucoupes volantes.

Je leur ai répondu que pour moi c'était un ramassis d'absurdités, et ça a paru les mettre à l'aise. Alors ils en sont venus au sujet de leur visite. Ils ont déclaré qu'ils avaient besoin d'un conseil en astronomie parce que leur mission consistait à tenter d'éclaircir ces histoires de soucoupes volantes.

Un astronome capable de faire le tri entre les phénomènes liés aux météorites, et autres objets célestes.

J'ai pensé que ce serait amusant d'accepter, et de bénéficier d'une classification top secret, et tout le reste. A cette époque, ça s'appelait le Project Sign, et certains participants avaient l'air de considérer le problème assez sérieusement. En même temps, il s'était creusé un fossé important au sein de l'Air Force entre deux écoles de pensée. D'un côté il y avait ceux qui préparaient sérieusement un rapport d'évaluation destiné au Général Vandenburg, mais de l'autre il y avait un groupe d'opposants qui finalement emportèrent le morceau, et les plus motivés furent disséminés dans différents endroits. En d'autres termes, les négatifs avaient eu le dernier mot.

Groupe Project Sign

Ma propre participation à ce "Project Sign" n'avait rien arrangé à cette situation, parce que je pense que la plupart de mes propres évaluations étaient empreintes d'une tournure négative. J'allais chercher très loin des explications naturelles, parfois même quand ça ne tenait pas debout. Je me rappelle ce cas du Snake River Canyon, je pense que c'est celui-là, où un homme et ses deux fils avaient vu un objet métallique descendre en tourbillonnant dans le canyon, ce qui avait entraîné un balancement au sommet des arbres. En voulant à toutes fins établir une cause naturelle à ce phénomène, j'ai déclaré que c'était une sorte de remous atmosphérique. Bien entendu je n'avais jamais constaté un tourbillon de ce genre, ni je n'avais au fond une quelconque raison de croire que ça puisse même exister.

Snake River canyon

Mais j'étais tellement préoccupé d'y voir une cause naturelle que j'arrivais à me convaincre qu'il ne pouvait y avoir d'autre explication. Il m'a fallu pas mal de temps pour changer ma tournure d'esprit.

STACY : Est-ce que l'Air Force exerçait une sorte de pression sur vous afin que vous aboutissiez à des explications conventionnelles pour de tels phénomènes ?

HYNEK : Il y avait bien une pression implicite, je le confirme absolument.

STACY : En d'autres termes, vous vous êtes retrouvé dans une situation bien connue d'avoir à faire plaisir au patron ?

HYNEK : Oui, on peut le dire comme ça, bien qu'en même temps je n'allais pas à l'encontre de mes principes scientifiques. En tant qu'astronome et physicien, je concevais qu'à priori toutes choses dans ce monde doivent avoir une explication rationnelle. Il n'y avait pas la place pour des si ou des quoique, dans ce domaine.

Dans les cas insolubles, je pensais qu'on finirait toujours, en cherchant davantage, avec d'autres moyens d'investigation, par trouver une explication.

Mon coefficient d'abattage était d'environ 80%, et j'étais plutôt satisfait du résultat. Ca me laissait un 20% de cas non élucidés, mais l'Air Force le ramenait à trois ou quatre pour cent en utilisant des moyens statistiques que je ne me serais jamais autorisés. Pour vous donner un exemple, les cas jugés insuffisamment documentés étaient considérés chez eux comme affaires classées ! Ils pratiquaient aussi d'autres tricheries. Si une lumière avait été observée, il adoptaient le raisonnement suivant : "puisque les avions ont des phares, par conséquent c'est probablement un avion".

Ensuite, à la fin de l'année, au moment de compiler les statistiques, ils laissaient tomber les "possibles" et "probables", et c'est un avion qui avait été vu.

USAF

STACY : Qu'est-ce qui a amené votre changement de perception du phénomène ?

HYNEK : Deux choses, en fait. L'une était l'attitude entièrement négative et intransigeante de l'US Air Force. Ils ne voulaient laisser aucune possibilité que des ovnis puissent exister, quand bien même ils se mettraient à évoluer dans nos rues en plein jour. Tout devait pouvoir s'expliquer. J'ai commencé à m'opposer à cela, bien que je pensais à peu près de la même façon, parce que j'en venais à penser qu'ils ne s'y prenaient pas de la bonne manière.

On ne peux pas présumer que tout est noir en permanence. Deuxièmement, nous avions parfois affaire à des témoins de qualité, et je me trouvais déstabilisé. Un bon nombre de cas avaient été rapportés par des pilotes militaires, par exemple, et je savais qu'ils étaient parfaitement entraînés, c'est alors que j'ai commencé à me dire que, bon, peut-être qu'il y a quelque chose d'autre.

C'est le fameux cas du "gaz de marais" qui m'a finalement fait basculer. A partir de ce moment-là, j'ai commencé à considérer les rapports sous un angle différent, au point de reconnaître que certaines affaires pourraient être dûes à des engins réels.

STACY : A mesure que votre propre attitude évoluait, est-ce que celle de l'US Air Force a également changé à votre égard ?

HYNEK : Elle a bien sûr changé, assez radicalement. En arrière-plan je dois préciser que le Dr. James E. McDonald, avec qui j'entretenais une relation amicale et qui était à l'époque un spécialiste de la météorologie atmosphérique à l'Université de l'Arizona, et moi-même, avons eu des accrochages assez vifs. Il m'accusait fréquemment, déclarant qu'en tant que conseil scientifique de l'US Air Force, je devais marteler la porte des généraux en insistant pour que les travaux soient mieux conduits. Je lui répondais : "Jim, j'étais sur place, tu n'y étais pas, tu ne peux pas connaître leur état d'esprit".

Dr. Donald Menzel

Ils recevaient leurs instructions du Pentagone, suivant les recommandations du Robertson Panel de 1953, pour eux le sujet était complètement discrédité, point final, rien à ajouter.

C'était l'attitude prédominante. Le panel avait été composé par la CIA, et je siégeais parmi ces gens-là, mais on ne me demandait pas de cosigner les résolutions.

Si on me l'avait demandé, je n'aurais d'ailleurs pas signé, parce que leur attitude était essentiellement négative envers cette affaire.

Aussi, quand Jim McDonald m'accusait en somme de commettre une erreur de procédure scientifique, j'ai du lui répondre que j'avais fait ce qui m'était demandé, mais que les généraux n'étaient pas disposés à m'écouter.

Ils ne voulaient entendre que les avis du Dr. Donald Menzel et les autres types du Département d'Astronomie de Harvard.

STACY : Avez-vous pensé qu'on allait vous montrer la porte et vous demander de partir sans demander son reste ?

HYNEK : Pendant deux semaines environ. Ca doit vous rappeler l'affaire de Tycho Brahé et Johannes Kepler dans l'histoire de l'astronomie ? Brahé avait fait les observations, mais ne savait pas quoi en penser, et Kepler, qui était myope et ne pouvait pas observer directement, en a tiré les conclusions.

Alors, pour l'essentiel, j'ai tenu le rôle de Kepler pour le Tycho Brahé de l'Air Force. Je savais que l'Air Force accumulait les données et je voulais y avoir accès, aussi j'ai fait un usage intensif des photocopieuses de Wright-Patterson.

J'ai pratiquement gardé une copie de tous les éléments, parce que je savais qu'un jour ces documents auraient leur importance.

Vers la fin, cependant, je ne communiquais plus que très rarement avec le Major Quintanilla qui était notre responsable. Nous entretenions d'excellentes relations amicales au début, et puis les choses ont très mal tourné, tout ça parce qu'un de ses lieutenants était à mes yeux un abruti complet.

C'était du genre "la faute à Jupiter ou Vénus" sans plus. Vous n'avez pas idée de la fermeture d'esprit, de la stupidité de cette attitude.

J'ai montré beaucoup de ténacité, mais je peux vous assurer que pendant tout le temps de cette collaboration avec l'US Air Force, nous n'avons jamais eu le moindre dialogue scientifique sur ces sujets.

Major Hector Quintanilla

STACY : Ils n'étaient donc pas vraiment motivés pour entreprendre une véritable recherche dans ce domaine ?

HYNEK : Ils se disaient intéressés, bien sûr, ils étaient prêts à tout pour empêcher qu'une affaire intéressante puisse attirer "l'attention des medias". Par contre, ils n'avaient pas le moindre problème pour exposer aux journalistes ceux des cas qu'ils étaient parvenus à résoudre. C'était une situation vraiment pitoyable.... Je pense que leur plus grande erreur dans les premiers temps, fut de ne pas s'adresser aux universités ou à des groupes académiques.

Ils considérait la question comme une affaire d'espionnage et ça devenait de plus en plus difficile à gérer pour eux. Après tout, l'Air Force coûte assez cher aux contribuables pour assurer la sécurité de notre espace aérien, et ça la ficherait mal d'avoir à reconnaître que "il y a bien quelque chose de ce côté mais nous n'y pouvons rien".

Ils ne pouvaient pas supporter d'en arriver là, aussi ils se sont contentés de l'attitude bien humaine de faire le nécessaire pour protéger leurs propres intérêts. Leur discours consistait à dire que nous avions résolu 96% des cas, et que la solution des 4% restant n'était qu'une question de moyens.

STACY : Voulez-vous revenir sur cet exemple fameux des apparitions de 1966 dans le Michigan, qui avait été évacué par l'idée des "gaz de marais", mais qui avait finalement amené l'US Air Force à demander l'assistance d'une université prestigieuse ?

HYNEK : Oui, vous vous en souvenez, c'est devenu comme une blague nationale, où on parlait du Michigan comme "l'Etat du Gaz des Marais". Ca avait fini par entraîner une Audition devant le Congrès, à la demande de celui qui était à l'époque un membre du Congrès, Gerald Ford, qui bien sûr est celui qui part la suite devint Président des Etats-Unis. Le Comité Brian O'Brien fut chargé de l'investigation, et il fit un travail remarquable. Si on avait tenu compte de leurs recommandations, les choses auraient beaucoup mieux tourné.

Edward Condon

Ils avaient préconisé que l'USAF soit déchargée du sujet Ovnis, et qu'il soit confié à un groupe d'universitaires, afin d'être investigué le plus largement possible.

Finalement, l'affaire ne revint pas à un tel groupe, mais une université fut approchée, et en particulier un homme dont ils étaient certains qu'il serait perspicace, en la personne du Dr. Edward Condon à l'Université du Colorado. C'est comme ça qu'est né le Comité Condon, qui a produit le rapport que l'on sait.

STACY : Le Comité a-t-il fait appel à votre témoignage ou à vos conseils ?

HYNEK : Dans les tous premiers temps, j'ai été sollicité pour venir leur parler, exposer un résumé de la situation, mais ça s'est arrêté là. Ils n'ont surement tenu aucun compte de mes réflexions.

STACY : En 1968, le Rapport Condon fut publié qui donnait une impression générale plutôt négative, et l'US Air Force s'est servi de ses conclusions pour se débarrasser du problème. Etiez-vous toujours l'un de leurs conseillers ou consultants à cette époque ?

HYNEK : Oh, oui, je suis resté auprès de l'US Air Force jusqu'au dernier moment, mais c'était seulement sur le papier. Personne n'avait encore coupé la tête du poulet, mais le poulet était mort. Les derniers jours du "Blue Book" il n'y avait plus qu'un semblant d'activité à classer des paperasses.

STACY : Qu'était devenu le phénomène Ovni à cette époque ?

HYNEK : Eh bien, comme vous le savez, le rapport Condon a conclu qu'un groupe de savants s'était penché sur le phénomène ovni et que l'affaire était enterrée. Bien sûr, les ovnis n'avaient rien à faire de ce rapport, et ils sont revenus en force avec la Vague de 1973. - Source

Dennis Stacy fut le rédacteur-en-chef de l'UFO Journal, la publication mensuelle du MUFON, de 1985 à 1997.

Il a reçu en 1995 le prix Donald E. Keyhoe du Journalisme pour une série d'articles en six parties, consacrées au phénomène Ovni, publiés par la revue Omni.

Il est également l'auteur de "The Marfa Lights: A Viewer's Guide". Plus récemment il a co-signé avec Hilary Evans l'ouvrage "UFOs 1947-1997: Fifty Years of Flying Saucers".

Dennis Stacy est aussi co-responsable du journal "The Anomalist", qui se consacre aux mystères de la science, de l'histoire, et de la nature.

Dennis Stacy

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Divulgation officielle : “Une impossibilité pratique”

mai 9th, 2011 Posted in Mai 2011 | Commentaires fermés sur Divulgation officielle : “Une impossibilité pratique”

L'avocat Peter A. Gersten, fondateur du C.A.U.S. ("Citizen Against UFO Secrecy") avait publié ce texte le 10 juillet 2000. Son point de vue peut tout aussi bien être débattu aujourd'hui :

"L'expression "divulgation officielle" est une absurdité. Les autorités n'ont pas pour principe de révéler des informations secrètes, aussi bien dans l'intérêt de la sécurité nationale que pour préserver leurs propres privilèges.

Il y a plusieurs mois, l'internet était en effervescence à la suite d'une information selon laquelle la NASA était sur le point de publier une déclaration majeure concernant la planète Mars. Quelques ufologues ont naïvement pensé que cette annonce consisterait à nous confirmer ce que nous attendions tous... à savoir que nous sommes en contact avec une intelligence extraterrestre, depuis une cinquantaine d'années. En fait, cette annonce portait sur la présence d'eau, ce qui avait été établi depuis des années, dès les premières observations des "canaux".

Depuis 1977, date de mon engagement professionnel dans ce qu'on nomme le "phénomène ovni", je n'ai pratiquement cessé d'entendre clamer, pratiquement chaque année, que nous étions au bord d'une révélation (disclosure) "officielle". Cette année-là, l'hebdomadaire 'U.S. News & World Reports' publiait un encadré tapageur selon lequel notre gouvernement était à la veille de faire des révélations importantes dans le domaine Ovnis. Plus de 30 années plus tard, et une multitude d'annonces du même genre, rien n'est encore sorti.

Peter Gersten

Le fait de croire qu'un jour nos gouvernements publieront une déclaration "officielle" sur la réalité d'une présence extraterrestre est aussi peu logique que d'attendre de voir des E.T. se poser sur la pelouse de la Maison Blanche en demandant à parler à un responsable. C'est le genre de chose qui ne risque pas d'arriver! Plus important : une telle révélation n'aurait aucune justification concrète... à supposer qu'il y ait un secret caché.

Quelle que soit la nature de cette intelligence qui se manifeste en relation avec notre espèce, une chose est au moins certaine : en raison de sa nature même, de son origine, et de ses caractéristiques, il est toujours préférable de l'étudier dans le secret, hors du contrôle des membres du Congrès, à l'écart des journalistes et du questionnement permanent d'un public avide de réponses toutes faites.

Le phénomène Ovni, quoiqu'il représente, à plusieurs niveaux, implique la technologie. En premier lieu, il confronte notre propre technologie... et nos programmes confidentiels (nommés " black projects"). La technologie militaire est classifiée au nom de la sécurité nationale et il en sera toujours ainsi. C'est la raison pour laquelle on ne doit pas s'attendre à des auditions publiques devant nos représentants. Quant à la technologie industrielle, elle est protégée par des brevets, des secrets de fabrication, et des procédés déposés. Elle ne sera donc jamais exposée publiquement. La technologie est le moteur essentiel de notre société et ses procédures sont révélées au compte-gouttes afin de préserver les profits et les avancées. Elle est thésaurisée davantage que les biens financiers et mieux sécurisée que de l'or en barres.

The Day Before Disclosure

Au niveau supérieur se situent les dispositifs techniques mis en oeuvre par certains Ovnis, en particulier ceux qui semblent maîtriser la matérialisation-dématérialisation. Ceux qui communiquent avec les observateurs et se métamorphosent. Il apparaît clairement que nous sommes en permanence en quête d'apprendre et d'assimiler cette technologie.

Ce qui s'est produit à Roswell n'est pas d'ordre matériel. Cet événement est un message symbolique du fait qu'une technologie plus avancée s'est manifestée avant que notre espèce soit "spirituellement" préparée pour l'intégrer. On pourrait dire qu'un virus s'est introduit dans le programme de notre ordinateur cosmique.

Au plus haut niveau, notre propre réalité tri-dimensionnelle constitue en soi une technologie "futuriste", comme une sorte de programme dans l'ordinateur cosmique, qui pourrait bien être le théâtre d'un vaste conflit d'intérêts entre différentes forces en présence dans l'Univers.

Aussi, mes amis, aussi longtemps que la technologie sera l'enjeu, on ne doit s'attendre à aucune divulgation officielle.

En outre, toute annonce officielle devrait nécessiter d'expliciter :

1) pourquoi on nous a menti pendant des années; 2) la réalité de ce qui s'est vraiment passé à Roswell; 3) qui a construit les structures artificielles dans notre système solaire; 4) la signification des agroglyphes; et 5) la nature des triangles volants. Si vous ajoutez à cela la question des mutilations animales, les enlèvements ou abductions, et tous les phénomènes paranormaux, il apparaît évident que personne n'ouvrira jamais la boîte de Pandore.

Il nous faut revenir sur le fait que l'expression "divulgation officielle" est un oxymore. C'est une évidence que le rôle des autorités n'est pas de révéler des informations confidentielles.... que ce soit pour préserver les intérêts de la sécurité nationale ou leurs propres intérêts. Le terme lui-même présente une ambiguïté. Qui pourrait se permettre de s'exprimer "officiellement" (que ce soit un individu ou une agence) ? Mais il est plus important de se demander Qui serait en situation de connaître la vérité ? Est-ce que nos députés élus, voire le Président lui-même pourraient procéder à une divulgation officielle ? Impossible ! Nos élus sont en place pour quelques années, et ne font que passer, sans disposer du pouvoir réel dans cette société aux structures complexes, tandis que le pouvoir serait dit-on sous le contrôle d'un groupe secret de personnages en retrait.

Alors qu'en est-il du côté des militaires... ? Notre Chef d'Etat-Major interarmes pourrait-il s'exprimer ? Là encore c'est impossible. Ainsi que nous l'avons montré précédemment, les militaires n'ont pratiquement rien à gagner en évoquant publiquement une puissance qui échappe encore totalement à notre entendement. En fait, concernant ce phénomène, c'est dans l'intérêt des militaires eux-mêmes d'organiser une désinformation destinée à ses ennemis, et qui au passage... abuse sa propre population. Le phénomène permet également de servir de couverture pour tester toutes sortes de programmes secrets, sans avoir à donner d'explications sur des expérimentations en vol.

Qu'en est-il de notre communauté scientifique ou de nos journalistes indépendants qui ont pour mission d'informer le public ? Vous me pardonnerez de n'être pas convaincu de la capacité de ces deux groupes d'être à la hauteur de la tâche pour satisfaire notre "droit de savoir" et nous apporter les éléments nécessaires.

Alors, mes amis, il ne se produira jamais une "divulgation officielle" de cette importance. Et si par hasard ce moment devait arriver... je serais très réservé quant aux informations qui pourraient être données et suspicieux des motivations qui auraient conduit à ces révélations." - Source

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Les Videos du Forum de Riyad

mai 6th, 2011 Posted in Mai 2011 | Commentaires fermés sur Les Videos du Forum de Riyad

Annoncé ici en début d'année, le 5ème Forum annuel sur la compétitivité économique "Global Competitiveness" s'est tenu à Riyad, en Arabie Saoudite, du 23 au 26 janvier. Le nombre de participants était limité à 800 dirigeants d'entreprises, pour une contribution de 5.000 dollars. Les videos sont maintenant accessibles.

Parmi les colloques organisés dans ce cadre, avec 125 orateurs au total, celui intitulé "Contact : Learning from Outer Space" fut animé par le Dr. Jacques Vallée, Nick Pope, le Dr. Michio Kaku, Stanton Friedman, et le Dr. Zaghloul El-Naggar.

Les organisateurs présentaient ainsi le colloque sur le 'Contact' : "Nous sommes largement conditionnés par des contraintes psychologiques et socio-culturelles qui modèlent notre vision de l'univers, de telle sorte que nous sommes enclins à découvrir surtout ce que nous recherchons, et nous risquons de passer à côté de perspectives intéressantes."

Nick Pope estime que la recherche de la vie extraterrestre dans l'espace pourrait avoir des retombées extrêmement profitables dans l'industrie, et pas seulement celle du divertissement.

Stanton Friedman expose sa conviction que la Terre est visitée par des intelligences extraterrestres, et explique les raisons pour lesquelles ces êtres ne prendraient pas la peine d'établir un contact avec une civilisation si peu évoluée. Il invite les chercheurs à réfléchir hors des sentiers battus.

Le physicien Michio Kaku partage sa fameuse vision sur la recherche des traces de Civilisations de type I, II, et III... "Mais nous sommes au stade zéro; nous ne serons une Civilisation de Type I que d'ici environ un siècle."

L'astronome Jacques Vallée est maintenant un partenaire de sociétés d'investissement dans les nouvelles technologies. Il expose rapidement deux cas ovnis remarquables (celui du Colonel Giraud à bord d'un Mirage IV au-dessus de Dijon en 1977, puis celui d'Orly en février 1956) pour montrer que l'étude scientifique du phénomène peut bénéficier à l'innovation, même s'il ne se dit pas encore prêt à engager les entreprises de la Silicon Valley dans cette voie.

Le Dr. Zaghloul El-Naggar, scientifique égyptien membre du Conseil suprême des affaires islamiques, cite plusieurs versets du Coran pour démontrer son actualité.

A lire : une interview de Jacques Vallée par Jocelin Morisson dans le magazine Nexus / Mai-Juin 2011.

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Tourisme spatial : Destination Lune

mai 3rd, 2011 Posted in Mai 2011 | Commentaires fermés sur Tourisme spatial : Destination Lune

Une dizaine d'excursions ont été organisées depuis le 28 Avril 2001 pour promener de riches touristes en orbite terrestre basse et leur faire visiter la Station Spatiale Internationale. Il est maintenant question de préparer des missions privées vers la Lune. Le premier client de la compagnie Space Adventures, basée en Virginie, était Dennis Tito - qui déboursa 20 millions de dollars.

Un premier passager a signé l'an dernier pour la nouvelle aventure lunaire. A supposer que se présente rapidement un coéquipier, le délai de réalisation serait alors de trois à cinq ans. Tom Shelley, président de Space Adventures : "Il nous faut seulement trouver un second passager. Il est possible que ce soit réglé d'ici la fin de l'année."

Space Adventures

Space Adventures utilise des vaisseaux russes de type Soyouz, conçus au début des années 1960. Lors d'une odyssée de sept ou huit jours, les clients feront un tour complet de la Lune - un privilège jusqu'ici réservé à une dizaine d'astronautes du programme Apollo de la NASA.

"Vous allez croiser à 100 kilomètres de la surface, ce qui vous permettra d'examiner de très près le sol lunaire, et vous assisterez à un extraordinaire lever de Terre. Seulement 24 personnes ont eu cette chance jusqu'ici."

Après le lancement, le Soyouz rejoindra en orbite basse terrestre une fusée placée en attente, dont le système de propulsion permettra d'accomplir le reste de la mission. Une halte à l'ISS est envisagée avant la jonction.

Shelley précise qu'un pilote russe sera aux commandes du vaisseau Soyouz pour emmener les deux clients. "Les premiers touristes spatiaux avaient payé entre 20 et 35 millions de dollars pour atteindre l'ISS. Cette fois, pour la mission lunaire, il faudra compter environ 150 millions par personne." - Source

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SpaceX : une base martienne d’ici 10 ans

avril 30th, 2011 Posted in Avril 2011 | Commentaires fermés sur SpaceX : une base martienne d’ici 10 ans

Les ambitions spatiales de Richard Branson, Paul Allen, Robert Bigelow, ou Jeff Bezos (fondateur de Amazon) sont déjà bien connues, mais il faudra désormais compter avec l'homme d'affaires Elon Musk.

Le directeur de Tesla Motors pense que sa compagnie SpaceX devrait pouvoir établir une colonie humaine sur Mars d'ici une dizaine d'années. Au pire, il s'accorde un délai de 15 ou 20 ans.

Musk, également co-fondateur de PayPal, a démarré SpaceX en 2002 avec pour objectif de mettre au point des fusées destinées à l'exploration spatiale. La compagnie a déjà réalisé plusieurs lanceurs, mais elle a pour but d'envoyer des hommes dans l'espace.

L'interview était principalement centrée sur les voitures électriques de la société Tesla, mais dans les dernières minutes Alan Murray interroge son invité sur les activités de SpaceX. Elon Musk : "Nous voulons contribuer à ce que la vie se développe sur d'autres planètes. J'aimerais que nous puissions installer une base autonome sur Mars … D'ici trois ans, nous aurons lancé un premier homme dans l'espace... Nous voulons être l'équivalent des entreprises de transport qui amenèrent les Européens vers l'Amérique. Notre objectif est d'assurer le transfert des personnes et des marchandises vers d'autres planètes."

La NASA avait renoncé l'an dernier à poursuivre ses programmes spatiaux, mais l'agence a cherché à stimuler des alternatives privées. La semaine dernière, SpaceX a bénéficié d'un contrat de 75 millions de dollars pour développer un engin capable d'emporter des astronautes. - Source

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Les “Messages extraterrestres” de la NSA

avril 26th, 2011 Posted in Avril 2011 | Commentaires fermés sur Les “Messages extraterrestres” de la NSA

La NSA (National Security Agency) publie une série de documents au format Pdf, répertoriés en 42 sections, dont certains circulaient en fait depuis plusieurs années.

Divers Blogs et forums ufologiques se sont aussitôt mobilisés pour annoncer sans précaution que l'Agence détenait "29 messages extraterrestres", et ils ont mis en ligne leur prétendu décryptage proposé par le Dr Howard Campaigne.

Il s'agit en fait d'articles autrefois publiés par la revue interne de l'Agence, le "NSA Technical Journal", qui sont connus depuis 2004.

L'éditeur du site web de la NSA explique : "Chacun des 4 articles suivants comporte le terme 'extraterrestre' ou approchant. Bien qu'ils ne concernent pas directement la recherche d'une intelligence extraterrestre, ils montrent que cette thématique n'était pas complètement étrangère aux équipes de la NSA :

1. Book Review : Lincos, Design of a Language for Cosmic Intercourse, Part 1, Vol. VII, No.1, Winter 1952, NSA Technical Journal.

2. Communications with Extraterrestrial Intelligence, by Lambros D. Callimahos., Vol. XI, No. 1, Winter 1966, NSA Technical Journal.

3. Communications with Extraterrestrial Intelligence, by Howard H, Campaigne, Vol. XI, No. 2, Spring 1966, NSA Technical Journal.

4. Key to the Extraterrestrial Messages, by Howard H Campaigne, Vol. XIV, No. 1, Winter 1969, NSA Technical Journal.

Nous avons décidé de publier ces articles afin de couper court à toute spéculation sur leur contenu, parce que leurs intitulés pourraient être sujets à controverse."

Howard Campaigne

Le Dr Howard Campaigne était un chercheur civil, travaillant pour l'US Navy. Il contribua en 1946 à la rédaction d'un rapport sur les avancées dans le domaine de l'informatique, et notamment les nouvelles possibilités offertes pour le cryptage.

Howard Campaigne, considéré comme un pionnier du traitement des données, fut chargé du Programme "Lightning", approuvé par le Président Eisenhower, afin que la NSA puisse lancer une nouvelle génération d'ordinateurs beaucoup plus performants. - Source

Dans le bulletin de la NSA publié à l'automne 1966, Lambros D. Callimahos inaugura un exercice de décryptage pour ses collègues de la NSA. Le Dr Campaigne composa ensuite une première série de 29 Messages.

L'exercice consistait à considérer qu'ils avaient été émis par une intelligence extraterrestre. Trois ans plus tard, en 1969, il publia sa clé de décryptage.

La règle du jeu est exposée en annexe du document : "Une série de messages radio a récemment été captée de l'espace. La transmission n'était pas continue, mais les pauses déterminent des séquences, parce qu'elles étaient maintes fois répétées. Les pauses doivent être considérées comme des ponctuations. Les diverses combinaisons ont été transcrites par des lettres de l'alphabet, afin que les messages puissent être rédigés. Chaque message, à l'exception du premier, n'est donné ici qu'une seule fois. Un numéro a été affecté à chaque séquence." - Source

Les chercheurs auront cependant de quoi s'occuper en analysant les autres Sections déclassifiées sur le site web de la NSA.

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Un documentaire de 2002 sur les Crop-Circles

avril 23rd, 2011 Posted in Avril 2011 | Commentaires fermés sur Un documentaire de 2002 sur les Crop-Circles

Le créateur du site UFO-blogger vient de mettre en ligne le documentaire "Crop Circles : Quest for Truth", sorti en 2002 : "Divers indices montrent que des formes d'intelligence non-humaines cherchent à communiquer avec nous... Mais quel est le message ?"

Le réalisateur William Gazecki, nominé aux Academy Awards (pour "Waco: Rules of Engagement") nous propose une réflexion originale et provocante sur le mystérieux phénomène des Crop-Circles.

Il a rassemblé des séquences inédites et réalisé des interviews de chercheurs et de scientifiques, qui nous exposent diverses théories quant à l'origine et la nature des Crop-Circles; il s'interroge sur leurs implications, à la fois pour nous-mêmes et la planète Terre." - Source

Le même UFO-blogger publiait en avril 2009 cette présentation des travaux du Dr. Eltjo Haselhoff, chercheur aux Pays-Bas :

"Il a proposé une preuve scientifique établissant que certains des crop-circles se sont formés sous l'influence de sources de lumière. Ses travaux ont été publiés en octobre 2000 dans la revue à comité de lecture Physiologia Plantarum.

Il a démontré que les crop-circles étudiés sont dus à des sources ponctuelles de nature électromagnétique.

Le Dr. Haselhoff avait examiné les anomalies présentes dans les noeuds des tiges des épis qui avaient été retrouvés pliés.

En mesurant les noeuds de ses échantillons, il découvrit que ceux prélevés au centre des cercles présentaient des allongements remarquables.

Les noeuds des épis prélevés à la périphérie des cercles permettaient de constater des allongements beaucoup moins significatifs.

Le Dr Haselhoff a écrit un logiciel afin qu'une nouvelle série de mesures puisse écarter toute possibilité d'une erreur humaine, et il effectua plusieurs centaines de mesures par ordinateur.

Les tableaux de la première rangée montrent les allongements. Au-dessous, les endroits des prélèvements réalisés par le Dr. Haselhoff :

Eltjo Haselhoff-Diagramme

Les petites barres rouges indiquent les différences de croissance considérées comme naturelles. Il est évident que les différences constatées dans les crop-circles (barres jaunes), sont exceptionnelles; elles ne peuvent s'expliquer par une croissance dite normale...

Eltjo Haselhoff

Le Dr. Haselhoff a ensuite comparé cette distribution des allongements des noeuds à tous les schémas de distribution d'énergie possibles qui sont connus en physique. Il a découvert que cela correspondait à 100% à la diffusion d'énergie d'une source ponctuelle de nature électromagnétique.

Prenons l'exemple d'une ampoule électrique : lorsqu'elle est suspendue au-dessus du sol, on constate que la lumière est plus vive au centre.

En science, on ne trouve pas souvent des correspondances à 100%. Il est donc assez probable que cette explication tienne la route : les crop-circles examinés ont été formés sous l'influence d'une source ponctuelle électromagnétique d'origine inconnue (boule de lumière) qui devait se trouver à 4,10m au-dessus du sol lorsque les épis se sont pliés.

Cette publication dans Physiologia Plantarum supposait l'accord préalable du comité de lecture de la revue." - Source

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La CIA & les Ovnis

avril 19th, 2011 Posted in Avril 2011 | Commentaires fermés sur La CIA & les Ovnis

Après cette vague récente sur Internet d'articles souvent incomplets concernant les archives du FBI sur le thème des Ovnis, il nous a semblé utile de reprendre cette information publiée l'an dernier et d'offrir pour la première fois l'intégrale du rapport de 17 pages signé Gerald K. Haines, l'historien du NRO (National Reconnaissance Office), sur l'attitude de la CIA.

logo CIA

La CIA a tenté de dissuader les autres agences gouvernementales de poursuivre, selon son expression, "de vaines recherches sur les Ovnis".

Erik Lacitis a découvert sur le site Web de la CIA un rapport de 17 pages datant de 1997 où l’Agence gouvernementale américaine estimait futile de poursuivre des enquêtes sur le phénomène Ovni.

En conclusion on peut lire : "Comme pour les théories du complot sur l’assassinat de JFK, la question des Ovnis n’est pas prête de disparaître, quoique l'Agence fasse ou dise."

"La croyance que nous ne sommes pas seuls dans l'univers comporte une telle charge émotionnelle, et la méfiance envers notre gouvernement est trop bien établie pour que le sujet se prête à des études scientifiques traditionnelles avec des preuves et des explications rationnelles."

Malgré tout, "le rôle de la CIA dans l'étude des ovnis entre 1947 et 1990", est une lecture fascinante.

Le rapport, déclassifié en 2007, avait été rédigé par Gerald K. Haines, historien du National Reconnaissance Office (NRO).

La NRO est l'agence qui "conçoit, construit et exploite les satellites de reconnaissance" des Etats-Unis. Elle emploie des personnels du ministère de la Défense et des services de la CIA. Elle se vante de bénéficier d'un point de vue "imprenable".

logo NRO
CIA-role in UFOs study

Dans les 17 pages du rapport, Haines a rassemblé des données pour retracer l'histoire objective et aussi complète que possible de la CIA et des ovnis.

La CIA pourra toujours tenter de s'exprimer sur le sujet - grâce aux recherches méticuleuses d'un historien – mais s'agissant de cette agence, les gens continueront à penser ce qu'ils veulent.

Comme Haines le dit dans son rapport, "un pourcentage extraordinairement élevé, soit 95% des Américains ont entendu parler des Ovnis, et 57% sont persuadés de leur existence. Les ex-présidents Jimmy Carter et Ronald Reagan ont eux aussi déclaré avoir vu un OVNI." - Source

Le texte intégral en français est ici.

dificultnspa, pour Ovnis-USA

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