Didier de Plaige

Lunar X-Prize

Dimanche 14 Septembre 2008

Les initiatives privées vont-elles supplanter la NASA dans l'espace ? La compagnie Google a lancé sa compétition internationale il y a exactement un an : le Lunar X PRIZE offre 20 millions de dollars à la première équipe qui posera un robot sur la surface de la Lune; il devra parcourir 500 mètres, et renvoyer des images vers la Terre. Le financement des équipes candidates doit être à 90% privé.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 décembre 2010, et déjà une quinzaine de projets ont été validés. Le premier prix doit être attribué avant le 31 décembre 2012. Passé cette date, il sera seulement de 15 millions de dollars. L'équipe arrivée en second gagnera 5 millions. Cinq autres millions seront distribués sous forme de bonus. La date limite de la compétition est fixée au 31 décembre 2014.

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Pour Peter H. Diamandis, PDG de la Fondation X PRIZE, il s'agit de "contribuer à développer de nouvelles technologies robotiques et de présence virtuelle, qui réduiront de façon spectaculaire le coût de l'exploration spatiale." Le projet Lune 2.0 ne consiste pas seulement à poser un robot sur notre satellite, mais à y établir les bases d'une présence permanente.

La question que se posent les ufologues est de savoir comment l'exploration spatiale privée pourra finalement contraindre les gouvernements et la NASA à renoncer aux opérations de couverture concernant les Ovnis.

L'information a fait réagir John Lear : "Personne ne s'aventurera dans l'espace, sans l'aval des militaires américains. Actuellement, il y a en orbite entre 8 et 12 plateformes disposant d'armements, qui sont manoeuvrées et entretenues par environ 5.000 astronautes (de l'US Army, la Navy, l'Air Force, la NASA), et l'ensemble est contrôlé par l'USScom (U.S. Special Operations Command).

Les missions de ravitaillement de l'ISS par la navette spatiale ne représentent qu'une diversion quant aux réelles missions, qui sont assurées de concert avec les Russes et d'autres.
On utilise pour celà des lanceurs comme les Delta, les Zenit 3SL, les Titans, et les Atlas. Il existe probablement d'autres véhicules hautement classifiés qui sont capables de la mise en orbite et du retour sur Terre. En plus du centre spatial Kennedy, il y a une vingtaine de stations de lancement à travers le monde, dont le Ronald Reagan Launch Complex sur l'atoll de Kwaljalein, ou Vandenberg, Patrick AFB, ou encore la base de
Wallops Island... Il est donc impossible que des civils ou des entreprises privées soient autorisés à réaliser ce qui est annoncé."

Vendredi 1er Mai 2009

Le sujet du Google Lunar X Prize avait été abordé ici le 14 septembre 2008. Parmi les participants déclarés, la compagnie Paragon Space Development s'est associée à Odyssey Moon pour mettre au point une mini-serre pressurisée qui pourra se déployer sur la surface de la Lune.

L'expérience consistera à faire pousser une plante à partir d'une graine, et peut-être qu'elle parvienne à fleurir pour se reproduire.

C'est une entreprise complexe, qui marque une étape décisive dans la propagation de la vie au-delà de notre planète. Le site web Inhabitat titre avec enthousiasme son article : "Les premiers jardins sur la Lune en 2012 !"

Moon Plant

"Pour réussir à fait pousser une plante sur la Lune, Paragon a conçu une serre très particulière, qui lui permet de se développer et lui fournit tous les éléments nécessaires à sa survie. La serre doit protéger la plante des rayons intenses du soleil, lui procurer assez d'eau, une terre équilibrée, et du dioxyde de carbone, tout en évacuant l'excès d'oxygène. Il s'agit de créer une combinaison spatiale pour la plante.

Moon Plant

Paragon a choisi une espèce de Brassica (de type moutarde), en raison de sa croissance rapide et des nombreuses données dont on dispose sur cette variété.

Cette sorte de Brassica requiert 14 jours d'ensoleillement pour former une fleur, et produire des graines. Une journée lunaire représente 14 jours terrestres, par conséquent si l'alunissage est bien programmé, la plante aura juste le temps de parvenir à maturité et peut-être de se reproduire.

Il faut pour celà que l'arrivée du Lunar Oasis Lander, construit par Paragon et Odyssey Moon pour le Google Lunar X Prize, soit précisément planifiée.

Si l'on réussit à faire croître une plante dans un environnement confiné sur la Lune, ce sera une avancée considérable pour ceux qui envisagent de propager la vie hors de l'atmosphère terrestre.

Quoiqu'on pense de cette expérience, comme d'étendre les limites naturelles du vivant, la technologie qui permettra d'entretenir la vie dans des conditions aussi rudes est une source d'émerveillement - ça devrait être extraordinaire de voir le film accéléré de la pousse d'une plante dans l'espace.

La mission du Lunar Oasis Lander comporte d'autres aspects, outre la croissance d'une plante. La compétition est dotée d'un prix de 20 millions de dollars qui récompenseront la première compagnie privée capable de poser un module sur la Lune d'ici 2012. Les conditions précisent que l'engin doit se poser, transmettre une video en direct vers la Terre, se déplacer d'au moins 500 mètres sur la surface de notre satellite, envoyer de nouveau une video, et transporter une charge. Paragon est plus particulièrement responsable de l'expérience avec la plante, du concept du lander, et des systèmes de contrôles thermiques.

A noter que le Directeur Exécutif de Paragon, Taber MacCallum, et sa femme Jane Poytner, sont des experts en systèmes écologiques fermés - ils ont fait partie du groupe de huit bionautes qui sont restés enfermés deux ans dans Biosphère 2, en Arizona."

Le site web Inhabitat se passionne pour toutes formes originales de terraformation : "Cette science étudie la transformation de l'environnement naturel d'une planète, d'une lune ou d'un autre corps, afin d'y réunir les conditions permettant une vie de type terrestre, espérant donc la rendre habitable par l'Homme."

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