Didier de Plaige

Le témoignage de Jean Kisling

Le témoignage de l'ancien pilote de chasse Jean Kisling concerne une tentative d'nterception d'Ovnis en 1945 aux Etats-Unis. Il a été recueilli le 30 juin 2008 par Alain Boudier, président de la commission 3AF - PAN de l'AAAF (Association Aéronautique et Astronomique de France). Jean Kisling est aujourd'hui agé de 86 ans.

Durant la seconde guerre mondiale, Jean Kisling s'est retrouvé dans un premier temps en Tunisie, puis au Maroc d'où il embarque à destination des Etats-Unis. Ses aptitudes lui valent d'être distingué puis promu pilote instructeur dans l'US Air Force, sur la base de Selfridge dans le Michigan.

Pendant l'été 1945, à la demande du commandant de la base, il accepte de faire une tentative d'interception de "ballons d'observation" qui étaient régulièrement signalés à cette époque au-dessus de cette région.

Jean Kisling

Il pilote alors un P47, le plus puissant avion de chasse, capable d'atteindre des altitudes supérieures à 10.000 mètres. Voici donc son témoignage :

"A cette époque, le ciel de l'Etat de Michigan est régulièrement traversé par des 'ballons' d'origine inconnue. Le traumatisme de Pearl Harbour étant encore très vivace dans les esprits yankees, ils sont considérés par beaucoup comme des engins d'observation et d'espionnage venus du Japon. A la demande du commandant de la base de Selfridge et en l'absence d'autres candidats, compte tenu des issues tragiques de certaines tentatives récentes, je me porte volontaire pour intercepter les 'ballons', et décolle en urgence. A bord de mon P47 j'ai beau monter pour atteindre mon objectif, de façon surprenante, entre mon appareil et ces ballons la distance demeure inchangée ! Arrivé à près de 55.000 pieds, malgré les difficultés de pilotage - le froid et l'altitude - je réussis à lâcher une longue rafale de mes 8 mitrailleuses calibre 12,7 mm en direction des ballons. A ma grande surprise, ces ballons se transforment alors en soucoupes volantes, s'éloignent et disparaissent à une vitesse exceptionnelle, laissant derrière elles des traces semblables à celle d'avions à réaction à haute altitude.

Au sol, le 'combat aérien' a été suivi avec attention par plus de 1.000 témoins oculaires, à l'aide de jumelles à fort grossissement, de télescopes (ou de ce qui à l'époque en tenait lieu) pour certains, et des traînées laissées dans le ciel par les protagonistes. Les militaires de la base de Selfridge ont pu ainsi constater qu'il ne s'agissait aucunement de simples ballons d'observation.
A mon retour sur terre, je suis fêté comme un héros par le Colonel commandant de la base. Le rapport de débriefing est envoyé au Pentagone. Il n'y aura de la part des autorités aucun retour concernant cet 'incident'.
"
L'ex-commandant de bord à Air France a été auditionné en 1998 par deux membres du COMETA, mais son récit ne figure pas dans le compte rendu final.

Jean Kisling, instructeur, 2ème en partant de la gauche, au 1er rang.

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