Didier de Plaige

Le Nouvel Ordre Mondial

Il se fait appeller John Nada sur les forums anglo-américains, et sur YouTube, parce que son identité n'a en effet aucune importance. Mais il a accumulé en sept mois de travail une quantité de documents, d'images et de citations, qu'il a su articuler de manière cohérente dans un film de 160 minutes sur le 'Nouvel Ordre Mondial', librement diffusé sur internet et qui servira surement de référence. Certaines de ses thèses sont incertaines, comme le projet de l'Amero Nord-américain, mais il ouvre des perspectives intéressantes.

C'est intitulé "L'Heure du Réveil". Sa première cible est le Groupe Bilderberg, qui lui sert à exposer la pyramide des pouvoirs. Il dénonce ensuite les perversités du système bancaire imposé par la Réserve fédérale américaine. Un autre module dénonce les manipulations des gouvernements pour préparer l'opinion aux guerres successives : l'opération du Lusitania en 1915, Pearl Harbour en 1941, le Golfe du Tonkin en 1964... Il pouvait y ajouter l'Opération Northwoods projetée en 1962 contre Cuba. Pour l'auteur, les évènements du 11 septembre 2001 entrent dans la même catégorie.

Le thème d'une possible Divulgation, n'est pas abordé; mais l'exposé de John Nada montre la complexité des enjeux : les pouvoirs en place ont un agenda précis à réaliser, qui laisse peu de place à des négociations avec des partenaires "extérieurs".

Le documentaire n'est pas le premier à démontrer que les principaux groupes de communication sont entre les mains d'un nombre très réduit d'individus ou de compagnies, dont les intérêts se confondent avec ceux du complexe militaro-industriel :

"Ces groupes diffusent sur leurs réseaux de télévisions les images d'une réalité qui leur convient, lesquelles sont reçues dans un état quasi-hypnotique, ou de transe légère, par les populations.
Remarquez comment les présentateurs, sur toutes les télévisions du monde, s'adressent au spectateur passif, sur un ton monocorde, les yeux dans les yeux.

A l'heure des informations, la toute-puissante industrie du divertissement place devant vous des chroniqueurs dont le statut de 'journalistes' ne signifie rien : vous chercherez en vain dans leurs rapports une expression originale, parce qu'ils ne sont là que pour répéter des séries de messages que les pouvoirs en place ont confectionné pour eux."

Le film est sur YouTube.