Didier de Plaige

La Veuve du Général confirme Roswell

Tony Bragalia retrouve l'estime de ses lecteurs, après la vive polémique qui avait suivi son traitement un peu léger de l'affaire de Socorro, où finalement aucun nouveau témoin n'était apparu pour amener à réviser les enquêtes de Allen Hynek et Ray Stanford.

Il a cette fois obtenu les confidences de Rogene Cordes, la veuve d'un ancien Général de l'US Air Force. Elle confirme que le crash de Roswell en 1947 était celui d'un engin extraterrestre.

"Son mari, le Général Harry Nations Cordes, disposait d'une habilitation Top Secret/SCI. Il occupait une position unique pour être "au courant" de telles affaires.

Peu de gradés comme lui auront successivement été basé à Roswell en Juillet 1947; affecté ensuite à la base Air Force de Wright Patterson; travaillé sur la Zone 51; été employé par la CIA; occupé la poste de Vice-Chef de Cabinet au Quartier Général du Renseignement du SAC (Strategic Air Command). Le Général Cordes avait ensuite assuré diverses fonctions au sein du Pentagone.

RAAF

L'histoire du couple Cordes laisse peu de doute que l'engin tombé dans le désert du Nouveau-Mexique il y a plus de 60 ans n'était pas d'origine terrestre." Bragalia évoque la suite de la carrière exemplaire de Cordes. (...)

"En 1947, Cordes était opérateur radar sur la base de Roswell. C'est alors qu'il rencontra Rogene, qui allait devenir son épouse. La ferme du père de Rogene était mitoyenne du lieu du crash. Mes entretiens avec Rogene Cordes ont duré plusieurs mois. La veuve du Général, arrivant au terme de son existence, souhaitait raconter ce qu'elle et son mari savaient au sujet de cet incident.

General Harry Cordes

Rogene et Harry avaient appris dès le début qu'il s'agissait d'un crash de soucoupe. Ils connaissaient bon nombre des principaux témoins. Mais c'est au cours des années 80, quand l'histoire de Roswell avait refait surface, qu'ils s'étaient interrogés sur la nature de l'épave récupérée et les implications de cet évènement.

Rogene savait que son mari ne lui avait pas révélé le fond de l'histoire. Elle décida alors de tout employer pour l'amener à parler.

Elle ne se cache pas d'avoir usé de son "charme" et reçu des "confidences sur l'oreiller". Harry lui avait dit qu'il ne se trouvait pas sur la base cete semaine-là. Mais en insistant, elle en apprit davantage : "Beaucoup de ceux qui se trouvaient là savaient ce qui s'était réellement passé. Mais c'était pour eux une question de loyauté envers le pays de ne rien révéler."/font>

Finalement, elle obtint qu'Harry lui confie : "Tu sais que j'étais opérateur radar. L'objet se trouvait en l'air, et n'était pas identifié. Cette machine volante a été suivie par le radar de White Sands, et les gars sur place ignoraient ce qui se passait." Elle avait insisté : "Dis-moi seulement si ce n'était pas un ballon ?" Harry avait répondu : "Ce n'était pas un ballon. Jesse Marcel a dit la vérité. Mais si je devais entrer dans les détails, tu ne verrais plus jamais la vie de la même manière." Il l'avait suppliée de ne pas en demander plus. Mais elle continua. Harry répliqua : "Rogene, si je te racontais... je devrais ensuite te tuer." Elle pensait qu'il plaisantait. Mais Harry ne riait pas.

Beaucoup plus tard, alors que son mari avait pris sa retraite, Rogene le relança sur le sujet. Elle lui demanda sans détours : "Où cet engin est-il conservé ? sur la Zone 51 ?" Elle savait qu'il avait travaillé sur le Site des tests du Nevada. Il répondit par la négative. "Mais il peut avoir transité par Wright Patterson, dans une zone à l'écart."

Rogene se souvenait qu'il avait aussi travaillé pour la CIA et elle demanda à son mari : "Qu'avais-tu appris au sujet du crash quand tu étais à la CIA ?" Il s'était contenté de répondre : "A cette époque, c'est l'une des premières choses que j'avais essayé de faire : rechercher le dossier sur Roswell. Je savais qu'il existait, mais il était introuvable. Ou alors, ils avaient fait en sorte que je ne puisse le consulter."

Journal 8 juillet 1947

Rogene m'a raconté : "Je sais qu'il s'est demandé toute sa vie pourquoi cet incident avait été étouffé."

Bien que Harry Cordes ait été avare de détails sur Roswell, il lui avait parlé d'autres affaires d'Ovnis qui s'étaient manifestés pendant ses années de service. Il avait raconté à sa famille (dont leurs deux filles) qu'un jour en volant à 70.000 pieds (personne n'avait atteint cette altitude à l'époque) il s'était trouvé face à un objet "qui ne pouvait être autre chose qu'un vaisseau alien."

Rogene était née et avait grandi dans un ranch près de Roswell. Elle travaillait comme employée dans une banque de la ville pendant l'été 1947. Elle a connu de nombreuses personnes dont les noms sont maintenant associés à cette affaire.

Colonel William Butch Blanchard

Elle m'a parlé à demi-mots de Butch Blanchard, qui commandait la base à l'époque du crash : "Butch croyait à la réalité de cet engin." Elle savait que Blanchard avait averti "tout le personnel de la base" (ils recevaient chez eux de nombreux soldats à dîner, ou pour des parties de cartes et des barbecues), de ne rien révéler de l'incident. Chaque fois que Rogene évoquait le sujet avec les "hommes du régiment", tout le monde devenait silencieux.

Elle m'a raconté : "Tous ceux qui souhaitaient rester dans l'armée gardaient le silence! C'était un devoir patriotique de la fermer et de ne pas poser trop de questions." Elle fréquentait aussi Ethel, la femme de Blanchard à l'époque. Elle pense que Ethel fut profondément choquée de voir que son mari était impliqué dans l'opération de récupération, et c'est ce qui aurait pu les conduire à divorcer.

Rogene était pratiquement voisine du Shériff George Wilcox et son épouse Inez. Même à ce jour, Rogene n'aime pas trop évoquer le rôle de Wilcox : "George Wilcox et Inez avaient été menacés, et ils avaient des raisons d'être effrayés. Il était devenu impossible d'en parler avec eux, même à titre amical. George avait changé après cet incident."

Rogene n'est pas certaine que tous les propos de Glenn Dennis, l'embaumeur et entrepreneur de pompes funèbres, puissent être confirmés mais elle m'a raconté qu'ils avaient fait leurs études supérieures au même endroit. Elle savait qu'il était "sur la bonne voie". Elle ne peut certifier qu'un seul de ses récits : Le lendemain du crash, Rogene essayait de se procurer de la glace pour rafraichir les boissons pendant le prochain week-end.

Sheriff George Wilcox
Glenn Dennis

Elle en avait cherché partout, y compris chez Clardy's - le grand magasin en ville. On lui avait alors répondu que des militaires de la base étaient déjà passés, et qu'il avaient acheté "tout ce qu'il y avait". Elle s'était ensuite rendue à la gare, où on pouvait également acheter de la glace. A sa grande surprise, on lui dit également que les militaires "avaient tout emporté".

Rogene avait eu le sentiment que toute la ville était soudain dépourvue de glace. Ce n'était jamais arrivé auparavant, et ça ne s'est pas reproduit après le week-end du crash. Par la suite, lorsque Glenn avait parlé de la nécessité de trouver de la glace pour préserver les corps retrouvés, elle avait "rassemblé les morceaux".

Rogene confirme que les militaires avaient disposé des cordons de sécurité autour des champs attenants au site du crash. Elle avait vu de ses propres yeux "des hommes en armes" empêcher les gens de passer. On les obligeait à faire un détour. Par la suite, à la banque, elle avait entendu "des fermiers qui se lèvent tôt" mentionner le passage de longs camions bâchés qui se rendaient à la base.

Finalement, elle me dit qu'elle avait également bien connu Walter Haut. Haut était l'officier chargé des relations publiques de la base qui avait lancé la nouvelle de la découverte d'une "soucoupe volante".

Rogene pense que la version originale était la bonne. Elle avait été rétractée le lendemain. Elle a ajouté : "Je sais que Walter, au soir de sa vie, a solennellement déclaré que l'engin n'était pas terrestre. Walter avait dit la vérité."

Cette femme de Roswell - la veuve du Général - a soulagé sa conscience. En conclusion, elle m'a déclaré : "Harry est mort en 2004. Il ne tenait pas à raconter tout ce qu'il savait. Mais je suis plus à l'aise d'avoir parlé. Les gens doivent savoir. Ils n'ont plus de raison de douter. L'incident de Roswell est une réalité." - Source

Walter Haut

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