Didier de Plaige

La Mission Phoenix

Mardi 22 Avril

William Shatner, le célèbre Capitaine Kirk de la série Star Trek a donné une interview video de 40 minutes sur TrekMovie. Aujourd'hui âgé de 77 ans, l'acteur laisse entendre qu'il dispose d'informations concernant la découverte de formes de vie sur Mars : "Je vais vous révéler un petit secret, qu'on m'avait demandé de ne pas répéter. Alors ne comptez pas que je vous indique ma source, mais vous allez bientôt entendre parler de la vie sur Mars."

Star Trek Enterprise William Shatner

Selon lui, la NASA aurait trouvé la preuve d'une forme de vie rudimentaire. L'acteur répondait à une série de questions sur sa carrière, que lui posaient les spectateurs en direct. Il est possible qu'il ait quelques amis ou des admirateurs bien informés au sein des équipes scientifiques.

Ca supposerait que la découverte ait été faite lors de précédentes missions, et que les responsables aient décidé de différer l'annonce.. Il est également possible que la NASA attende du Phoenix Lander qu'il confirme ou complète une information de cette importance. Il doit se poser sur Mars le 25 mai prochain.

"La mission de Phoenix lander a deux objectifs. L'un est d'enquêter sur l'histoire de l'eau liquide qui a pu exister dans l'arctique martien aussi récemment qu'il y a seulement 100.000 ans, ce qui permettrait aussi de comprendre le changement de climat.

L'autre est de fouiller le pergélisol avec un bras robotique jusqu'à 50 cm de profondeur, afin de faire examiner les échantillons prélevés par un mini-laboratoire embarqué.".

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Dimanche 25 Mai

C'est dans la nuit de dimanche à lundi, à 1h38, que le module Phoenix doit se poser sur Mars, après une course de 679 millions de kilomètres.
Il doit creuser durant 90 jours le sol martien à la recherche de traces de matières organiques, pour déterminer si une forme de vie a pu apparaître à cet endroit.

"Malgré le succès des deux robots explorateurs Spirit et Opportunity, arrivés sur Mars en 2004, plus de la moitié des tentatives de l'homme pour poser des engins sur la planète rouge ont échoué. "Nous allons connaître sept minutes d'angoisse" (le temps de la descente)... C'est ce qu'a reconnu Ed Sedivy, responsable du programme chez Lockheed Martin." Compléments.

L'Université de l'Arizona gère l'opération, et présente les informations nécessaires sur le site de la mission.

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Alban nous adresse ses remarques par email : "J'ai de gros doutes par rapport à la video mise en ligne par l'Université de l'Arizona.... On voit la sonde se poser avec des RETRO-FUSEES !!!
Comme le montre la video explicative, les rétro-fusées vont souffler tout le sable autour du site d'attérrissage. Et même si le sable n'est pas complètement soufflé, la chaleur des fusées risque de griller complètement les organismes vivants à cet endroit.
C'est comme si un biologiste mettait un bon coup de chalumeau sur le carré de terrain qu'il veut étudier avant de faire ses prélèvements.
Pour faire des prélèvements valables il faut soit :
- atterrir en parachute jusqu'au bout
- atterrir en airbag (comme cela s'est déjà fait lors de précédentes missions)
- atterrir en retro-fusées mais posséder un petit véhicule autonome qui pourra aller faire les prélèvements loin de la zone d'atterrissage.
Pour moi cette vidéo est soit de la désinformation, soit que les ingénieurs sont trop incompétents pour n'avoir pas pensé qu'ils vont ruiner leur zone d'étude.
"

Lundi 26 Mai

Lancé par la Nasa le 4 août 2007, le module Phoenix s'est posé sur Mars à 1h38, dans la nuit de dimanche à lundi, après une course de 711 millions de kilomètres. Le responsable scientifique de l'opération, Peter Smith, a déclaré que la mission doit également déterminer si la région est habitable, dans la perspective d'une future base habitée martienne. L'évènement était retransmis sur NASA TV. Les 6 dernières minutes :

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A 125 km de la surface, Phoenix a pénètré dans l'atmosphère de Mars à 19.311 km/h. Il s'est ralenti par friction jusqu'à 8 km/h. Un bouclier thermique protègeait le lander des températures extrêmes produites pendant cette entrée. Des antennes situées en arrière du bouclier ont été utilisées pour communiquer avec l'un des trois engins qui se trouvent en orbite martienne. Ils servent à relayer les signaux qui informent la Terre des conditions de la mission. Après avoir déccéléré à Mach 1.7 (1.7 fois la vitesse du son), le parachute s'est déployé.

Peu après, le bouclier thermique a été largué, le radar d'approche activé, et les supports du module de 350 kilos se sont déployés. Il a poursuivi sa descente dans l'atmosphère martienne, jusqu'à l'altitude de 1 km de la surface. Ensuite, la plate-forme a détaché le parachute, avec quelques secondes de retard. Puis elle a déccéléré encore en réduisant la puissance de ses rétro-fusées.

Lorsque Phoenix est parvenu à une altitude de 12m, avec un déplacement de 2.4 m/s, l'engin a stabilisé sa vitesse. Les moteurs d'amarissage ont alors été coupés lorsque les capteurs situés aux extrêmités des supports ont attesté du contact. Quinze minutes plus tard, Phoenix a déployé ses panneaux solaires. Dans quelques jours, il activera son bras robot de 2,5m pour ramasser le premier échantillon de sol.

Mercredi 18 Juin

Le premier des huit fours du Phoenix Mars Lander devrait bientôt livrer les résultats de la première analyse du sol martien. Chacun est destiné à un usage unique, et l'opération de chauffage progressif dure plusieurs jours.

En attendant, le bras articulé a continué à creuser deux petites tranchées, mettant en évidence un matériau de couleur blanche.

Ray Arvidson de l'Université de Washington, à St. Louis, est le scientifique responsable de sa télécommande : "Si c'est de la glace, son aspect devrait se modifier avec le temps. Du givre pourrait se former, ou bien nous le verrons se sublimer lentement." La sublimation est le processus du passage de l'état solide en gaz. "Nous sommes impatients d'en prélever un peu pour notre prochaine analyse."

La tranchée observée ici fait 22 centimètres de large et 35 de long, avec une profondeur maximale de sept ou huit centimètres, située près du module. Le site de la mission.

Samedi 21 Juin

La présence d'eau sur Mars est confirmée par les scientifiques de la NASA : des fragments du matériau blanc brillant mis en évidence par la pelle de Phoenix se sont évaporés en l'espace de quatre jours, à cause du rayonnement solaire.

L'hypothèse du sel avait été un temps envisagée. Un peu plus tard, en creusant une nouvelle tranchée, le bras robotisé s'est immobilisé en rencontrant une surface dure, qui pourrait être une couche de glace.

Sur le site web de l'Université d'Arizona, les responsables sont enthousiastes : "Pour cette mission de trois mois, nous sommes en avance sur la réalisation de nos objectifs".

L'image animée a été obtenue grâce à deux photographies, prises à quatre jours d'intervalle. Cliquer pour agrandir.
Source

Samedi 28 Juin

Le module Phoenix s'est posé sur Mars le 25 mai. La première analyse publiée hier a conclu que le sol martien contient des nutriments indispensables à l'existence de la vie.

Selon Samuel Kounaves, responsable du laboratoire de chimie humide du TEGA : "Nous avons trouvé ce qui paraît être nécessaire pour que la vie puisse exister dans le passé, le présent et le futur, à savoir des éléments nutritifs non-organiques."

Il a cité des minéraux comme le magnésium, le potassium, le sodium et le chlorure : "Nous avons été ébahis de découvrir que le sol de Mars est du même type que celui de votre jardin, dans lequel vous pourriez faire pousser des asperges sans problème; c'est très exaltant !".

Mars Phoenix Lander

L'équipe scientifique de la mission sur Mars doit encore trouver des traces de carbone organique, indispensable à l'éclosion de la vie.

"Les résultats préliminaires de cette analyse constituent aussi un indice de plus que l'eau liquide a été présente dans le sol de Mars à un certain moment de son histoire". L'équipe scientifique a été surprise par l'acidité du sol qu'elle ne pensait pas aussi élevée, avec un pH de 8 à 9.

Le petit échantillon avait été prélevé à l'aide de la pelle à l'extrémité du bras robotisé de Phoenix, puis déposé dans l'un des huit fours de TEGA. Il a été progressivement chauffé jusqu'à 1.000 degrés Celsius.
La présence de glace à quelques centimètres sous la surface avait été confirmée la semaine dernière. Les responsables de l'équipe scientifique se sont refusés à dire si une forme de vie primitive pourrait exister sur la planète rouge. Le module dispose de trois autres laboratoires embarqués.
AFP

Vendredi 1er Août

Désormais, la présence d'eau sur Mars est confirmée : "Nous avons trouvé de l'eau !" William Boynton, de l'Université d'Arizona, a ajouté : "Nous avions déjà déterminé qu'il y avait de la glace, grâce à la sonde en orbite Mars Odyssey, et le module Phoenix en avait prélevé un échantillon, mais c'est la première fois que nous pouvons goûter cette eau martienne..." La mission sera prolongée jusqu'au 30 septembre.

Lundi 4 Août

Aviation Week vient de publier une "fuite" d'un membre de l'équipe scientifique de Phoenix :
"La Maison Blanche a été informée de la stratégie de communication de la NASA, qui prévoit d'annoncer prochainement une nouvelle découverte majeure de Phoenix, concernant le potentiel de vie sur Mars".

Selon cette source, "il ne s'agit pas encore d'annoncer la découverte de vie présente ou passée sur la planète. Mais les données sont bien plus complexes que la confirmation, le 31 juillet, de la présence d'eau gelée.

Les membres de l'équipe scientifique s'étaient amusés de voir les medias propager la nouvelle, parce que ce n'était déjà plus un fait nouveau pour eux.

Mais d'autres données qui n'ont pas encore été révélées sont bien plus provocantes".

Le bureau des Conseillers scientifiques de G. Bush vient d'être tenu informé des prochaines révélations que la NASA compte diffuser d'ici deux semaines. Il est toutefois possible que cette annonce soit différée jusqu'en septembre, en attendant d'autres résultats des analyses organiques et chimiques conduites actuellement dans les laboratoires embarqués.

Les scientifiques de Phoenix avaient d'abord déclaré que ni le laboratoire de chimie organique du TEGA, ni le système de chimie humide du MECA (Microscope Analyseur d'Electrochimie et de Conductivité) ne seraient capables de détecter une vie présente ou passée. Mais les deux microscopes optiques du MEGA ont, en réalité, une résolution suffisante pour détecter des bactéries. Source - Commentaires

Mardi 5 Août

La fuite révélée hier par Craig Covault, du magazine Aviation Week & Space Technology, selon laquelle la NASA et les scientifiques de la mission Mars Phoenix auraient quelque information "provocante" à annoncer, s'est répandue très rapidement.
Les spéculations s'amplifient, et
Universe Today émet l'hypothèse que le Président américain pourrait se charger prochainement d'une déclaration officielle.

Toutefois, l'article appelle à une prudente réserve : "Il est particulièrement significatif que la NASA et l'Université d'Arizona s'efforcent par tous les moyens de boucler l'information. Nous souhaitons que ces espoirs ne seront pas déçus et qu'il ne s'agit pas d'une découverte banale..."

Craig Covault

Hier soir, s'exprimant au nom de la NASA, Veronica McGregor a démenti en partie la rumeur : "Nous n'avons pas alerté la Maison Blanche." Il reste que Michael Meyer - responsable de la mission depuis Washington - a effectivement confirmé que les analyses avaient abouti à des résultats "inattendus". C'est ce que rapporte l'administratrice du forum spécialisé UnmannedSpaceFlight.

Pour David Leonard, de LiveScience : "Ils font tout ce qu'ils peuvent pour retarder cette annonce, parce qu'ils veulent la réserver au magazine Science de l'AAAS (American Association for the Advancement of Science). On se souvient qu'ils avaient essayé en août 1996 de maintenir un embargo sur la publication des conclusions au sujet de la météorite martienne ALH84001. Ils sont en train de nous rejouer le même scénario, mais ils n'ont pas pu empêcher les fuites."

La NASA s'est finalement résolue à organiser une conférence de presse dans l'après-midi.

Mercredi 6 Août

Il règne depuis quelques jours une certaine confusion dans la communication de la NASA sur la mission Phoenix. En particulier des questions se posent concernant l'ambiguïté des chercheurs :

la presse mondiale a publié la confirmation le 1er juillet de la présence d'eau sur Mars, mais on apprenait deux jours plus tard que "les scientifiques se sont amusés des réactions des medias, parce qu'ils le savaient depuis les missions précédentes"...

Autre exemple, cette phrase relevée hier dans un communiqué : "Il est important d'avoir confirmation de la présence de perchlorate, et de vérifier les données, avant de parvenir au consensus scientifique, et de procéder aux annonces suivantes."
Cette étonnante formulation montre que l'organisation entend révéler ses découvertes de manière très progressive.

Par ailleurs, les derniers tests en laboratoire montrent la présence de perchlorate, une substance oxydante. Les scientifiques de la mission Phoenix tentent à présent de déterminer si la présence de cette substance pourrait s'expliquer par une contamination des matériels d'analyse avec des composants terrestres... ou provenir de la combustion des fusées au moment du lancement. Un expert de ce type de propulsion a été appellé en consultation.

La NASA avait donc organisé hier une téléconférence de presse qui a duré une heure. Peter Smith y a déclaré : "Nous aurions préféré nous y prendre autrement, mais nous devions couper court à la rumeur selon laquelle nous pourrions cacher quelque chose." Il a ajouté : "Même si la présence de perchlorate dans le sol pourrait rendre impossible toute forme de vie, on ne peut en conclure qu'elle n'ait pas existé par le passé; on ne peut exclure de la trouver dans le sous-sol."

Finalement c'est encore l'incertitude, parce que les scientifiques de la mission rappellent aussi que le sol de Mars ressemble à celui du desert du Chili où on trouve aussi du perchlorate ainsi que des bactéries "extrêmophiles". Source

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Les résultats sur la découverte de perchlorate sont contradictoires : "L'instrument TEGA qui a analysé deux échantillons de sol en les chauffant, a donné deux résultats différents : dans le premier échantillon, les données recueillies à la suite de l’analyse ne permettent pas de trancher entre une présence ou une absence de perchlorate, mais dans le second échantillon analysé, les données montrent nettement une absence de ces perchlorates.

Les deux instruments (MECA et TEGA) donnent donc à première vue des résultats différents et discutables. Les scientifiques tentent actuellement de trouver une explication à ces observations." Source

La video montre le Phoenix Mars Lander et la zone d'exploration du bras robotisé.

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Jeudi 7 Août

Le désert d'Atacama, au nord du Chili, est un plateau où il ne pleut pratiquement jamais (0,8 mm de pluies par an). Il s'étend sur pratiquement 1.000 kilomètres. Ce serait l'endroit le plus sec du monde, cinquante fois plus sec que la Vallée de la Mort, en Californie. C'est aussi ce qui en fait un site exceptionnel pour l'astronomie (sub-)millimétrique. Il a surtout été cité en exemple par les scientifiques de la NASA, au moment de la polémique sur le perchlorate.

"C'est dans ce désert "extraterrestre" que la NASA a testé de petits véhicules avant de les envoyer sur Mars. Les conditions extrêmes de l'Atacama ne sont pas sans rappeler la planète rouge, ce qui en fait un précieux terrain d'expérimentation.
Un robot autonome a découvert des traces de vie dans cet endroit parmi les plus désolés de notre planète. Il présente d'importantes similitudes avec la surface aride de la planète Mars.
Le droïde, monté sur quatre roues et baptisé "Zoé", a pourtant trouvé des colonies de bactéries et des lichens sur deux sites distincts de ce désert qui présente la plus faible densité d'activité organique de notre planète.
"
Source

Dimanche 10 Août - Le Professeur Chandra Wickramasinghe est un astrobiologue réputé, qui enseigne à l'Université de Cardiff, au Pays de Galles. Il vient de déclarer que la découverte d'eau sur Mars, conjuguée à d'autres découvertes, plaide en faveur de l'existence de la vie, actuellement, sur cette planète. "Je n'envisage pas une vie fossilisée mais bien actuelle".

Il fait allusion à la découverte de substances organiques dans une météorite d'origine martienne, et aussi de méthane dans l'atmosphère de Mars. "Dès 1976, lorsque les deux sondes Viking 1 et Viking 2 s'étaient posées sur Mars, les expériences réalisées in situ avaient fortement suggéré l'existence d'une vie microbienne active. Mais lorsque les scientifiques de la NASA ont recherché des matériaux organiques, comme des organismes vivants décomposés, autour du site d'amarissage, les résultats de leurs expériences furent incertains. C'est pourquoi la NASA avait prudemment évité de conclure qu'une forme de vie était possible.
Mais 32 ans plus tard, mon ami Gil Levin - qui fut le Principal Enquêteur sur ce projet - soutient que la vie sur Mars fut en réalité détectée dès 1976 ! Les expériences conduites en 1976 afin de détecter les restes et les produits de décomposition des bactéries n'étaient simplement pas assez fines.
"

Le chercheur pense que le retard dans l'annonce de la découverte de la vie sur Mars est davantage d'ordre sociologique et politique plutôt que scientifique. Il y a deux bonnes raisons à celà : "Tout d'abord, si on annonçait dès maintenant que la vie a été détectée, alors il ne serait plus nécessaire de continuer à y consacrer autant d'argent ! Ensuite, de nombreux scientifiques aimeraient que l'on rapporte sur Terre des échantillons de sol martien. Mais il y a certains groupes de pression qui s'opposeraient formellement à celà, en apprenant que des microbes existent sur Mars !"

Etudiant puis collaborateur de sir Fred Hoyle, Chandra Wickramasinghe est l'un des principaux partisans de la Panspermie, lesquels pensent que toutes les planètes ont été ensemencées par des microbes venus de l'espace. Il estime par exemple que des éléments chimiques des couches supérieures des nuages de Vénus pourraient avoir été apportés sur Terre par les vents solaires. Source

27 Août - Le module Phoenix a passé le cap des trois mois sur Mars, où il s'est posé le 25 mai. C'était la durée initialement prévue pour cette mission. Il a été décidé de la poursuivre jusqu'à la fin septembre.

Phoenix doit maintenant analyser un échantillon de sol martien provenant d'une nouvelle tranchée qui a été surnommée "Soupe de Cailloux", profonde d'environ 18 centimètres. Le bras robotisé a déposé ce prélèvement dans la troisième cellule du laboratoire de chimie humide. Deux des quatre compartiments du MECA ont été déjà utilisés. Le site de la Mission.

"Les deux premières cellules ont servi à analyser des prélèvements de la surface et de la couche glacée, et nous avons obtenu pratiquement les mêmes résultats." Pour Michael Hecht, chef de l'équipe scientifique qui pilote le MECA : "Notre objectif est de rechercher d'autres composants. L'intérêt de Soupe de Cailloux est de nous permettre d'étudier un échantillon prélevé à une profondeur plus grande."