Didier de Plaige

Colonel John B. Alexander

Le prolifique Billy Cox a publié le 25 janvier 2009 un nouveau texte sur Herald Tribune.com à propos de la Divulgation. Il a cette fois titré son papier : "La couverture mouillée de John Alexander". L'article est essentiellement centré sur le Colonel John B. Alexander, également surnommé Pingouin dans La Volière.

"Le tandem Bush-Cheney qui était si peu porté sur la science est maintenant parti, mais sans une forte pression des medias il est peu probable que l'administration Obama ait de bonnes nouvelles à nous apporter sur le front de l'ufologie."

C'est ce que m'a déclaré John Alexander, le 2 janvier, après avoir lu la nécrologie de Clairborne Pell dans le Washington Post. L'ancien Sénateur démocrate de Rhode Island, décédé la veille à 90 ans, était aussi célèbre pour son programme de scolarisation que ses valeurs personnelles.

Le magazine Time l'avait tourné en dérision en 1995 parce qu'il avait un intérêt marqué pour le paranormal. Alexander avait relevé cette remarque déplaisante : "Le Sénateur Pell avait même assisté à un symposium sur les abductions."

Claiborne Pell

Pour le Colonel Alexander, aujourd'hui retraité à Las Vegas : "C'est carrément une attaque personnelle. Cette affirmation est sortie de son contexte ! Le Sénateur Pell avait une grande curiosité intellectuelle, qui se manifestait dans de nombreux domaines de la phénoménologie, et comme homme politique, il n'avait peur de rien. Il se moquait de qu'on pouvait penser."

Les liens qui unissaient l'ancien colonel et Clairborne Pell datent de l'ère Reagan, alors qu'Alexander poursuivait ses propres recherches assez peu conventionnelles. En 1980, son essai titré "Nouveau Champ de Bataille Mental", qui évoquait les possibilités de la télépathie parmi les ressources de l'arsenal américain, venait d'être publié dans l'U.S. Military Review. Au moment de quitter son service actif en 1988, Alexander s'était dirigé vers les Laboratoires de Los Alamos, pour y travailler sur des projets concernant les "armes non-léthales" commandités par le U.S. Global Strategy Council. Actuellement, il occupe un poste responsable au sein de l'U.S. Special Operations Command.

John B. Alexander

Ayant eu lui aussi à subir quelques critiques pour ses recherches dans le domaine du paranormal, Alexander ne s'attend pas du tout à ce que les leaders politiques de Washington se mouillent sur le sujet Ovni.

Ce vétéran du Vietnam ne se fait aucune illusion sur le plaidoyer de John Podesta en faveur de la transparence, ni de la part de Hillary Clinton malgré ses positions avérées en regard du Grand Tabou, parce que "Le domaine des Ovnis ne permet pas de capitaliser en politique."

Selon lui, "Il y a une grande différence entre les intérêts personnels et institutionnels. Ce n'est pas un sujet décisif en matière de bénéfice électoral. Le public est concerné, mais son attitude est ambivalente."

Contrairement à bien d'autres chercheurs, John Alexander avait longtemps prétendu qu'il n'y avait pas de couverture sur les Ovnis, que les fédéraux ne protègent en fait que les sources et les méthodes. Vers la fin de sa carrière militaire, Alexander avait raconté qu'il lui était arrivé d'interroger de hauts responsables militaires sur les Ovnis - y compris des généraux deux étoiles - et que ces gens avaient paru sincères en répondant qu'ils n'étaient au courant de rien.

John Alexander a des mots assez durs quand il évoque la façon dont l'Air Force a botté en touche au sujet de l'Incident de Roswell (fournissant jusqu'à trois versions officielles), de même quand il parle de l'étude de 1969 menée dans le cadre de l'Université du Colorado.

La lessiveuse du Colorado avait marginalisé le sujet Ovni, écarté les preuves, et permis à l'US Air Force d'affirmer publiquement qu'elle cessait d'enquêter.

Alexander a coutume de répéter : "Les Ovnis sont une réalité. Les preuves sont accablantes que des engins volants se manifestent dans notre espace aérien, et qu'ils ne sont pas terrestres. Mais la plupart des scientifiques refuseront de s'y intéresser parce qu'ils pensent encore au Rapport Condon". (Du nom d'Edward Condon, qui avait supervisé le projet de l'Université du Colorado).

"Mais ils s'imaginent qu'il avait conduit une étude approfondie, alors que ce n'était pas du tout le cas. Nous devrions faire en sorte que les scientifiques aient envie d'étudier à nouveau le phénomène, cependant nous avons vu avec le Sénateur Pell comment sont traités les gens qui veulent enquêter sérieusement."

Edward Condon

"En fait", conclut Alexander, "je pense qu'un John Podesta pourrait quand même faire quelque chose. Il s'agirait d'adresser une requête formelle auprès de l'Académie Nationale des Sciences, afin qu'elle prenne l'initiative de relancer une étude des preuves qui ont été ignorées. Mais ça ne sera pas facile, parce que ce n'est pas politiquement valorisant. Et la communauté scientifique ne s'intéresse même pas à étudier des preuves. Elle les écarte a priori."

Si seulement il y avait un peu d'argent à la clé... Si la situation économique n'était pas aussi désastreuse... Mais il y a tant de gens qui sont contraints de quitter leurs maisons. Et le chômage qui pourrait bientôt atteindre un chiffre record. Et deux guerres qui sont en train de pomper les ressources de l'Amérique. Etc.. etc. - Billy Cox

Compléments & Commentaires

John B. Alexander dialogue avec Steve Bassett - X-Conference de Washington, 26 avril 2009.

Jeudi 10 Février 2011

Les Editions St Martin annoncent la sortie prochaine de "UFOs, Myths, Conspiracies and Realities", par le colonel John B. Alexander : ..."Un ouvrage qui devrait marquer une étape importante dans la réflexion sur ce sujet controversé.

Pour l'auteur, il est évident que les Ovnis sont une réalité. Il s'agit d'objets tangibles qui parcourent notre univers. Il n'existe pas de réponse simple à ce phénomène complexe, mais vous devriez y trouver des réponses à plusieurs de vos questions." Préface du Dr. Jacques Vallée, Introduction de Burt Rutan, & Commentaires de Tom Clancy.

L'analyste Bruce Maccabee a déjà publié une longue chronique de l'ouvrage : "Que vous soyez intéressé ou non par les Ovnis, ce livre risque fort de vous déstabiliser ! Il devrait connaître un grand succès. Le Dr Alexander s'appuie sur de nombreuses années de recherches aux plus hauts niveaux du gouvernement et de la hiérarchie militaire afin de cerner "le" groupe qui détiendrait les informations sur les Ovnis.

Le fait qu'il conclue par la négative bouscule la croyance assez répandue qu'il existe une conspiration gouvernementale servant à couvrir une information majeure sur les crashes d'Ovnis et les interactions avec des aliens.

John B. Alexander

Ce livre pourrait également déstabiliser les sceptiques, parce que le Dr. Alexander apporte des preuves concrètes sur la 'réalité des Ovnis'. Il confronte diverses croyances relativement bien établies concernant ces engins, la rétroconception de technologies aliènes, les interactions humains-aliens, comment les gouvernements d'autres nations ont abordé le sujet, les mutilations animales, les agroglyphes (crop-circles) et les abductions de militaires. Tous ceux qui s'intéressent sérieusement à l'étude du phénomène Ovni auront intérêt à lire cet ouvrage.

Après plus de 25 années de recherches passées à 'taper aux portes' et questionner de hauts responsables militaires et des scientifiques liés au gouvernement ainsi que des ingénieurs de pointe au sujet du phénomène Ovni, le Dr. Alexander prétend avoir obtenu la confirmation de ce qu'il avait toujours pensé : il n'existe pas de programme secret sur les Ovnis, contrôlé ou non par les autorités. Il apporte des preuves conséquentes.

Le Dr Alexander raconte sa traque du "Groupe de Contrôle", mais l'ouvrage recèle aussi bien d'autres apports essentiels. Il nous décrit comment fonctionne le système, ce qui peut s'avérer important pour tous ceux qui souhaitent mener leurs propres recherches sur ce GC.

John B. Alexander

Il évoque ce qui pose problème dans le témoignage de Philip Corso tel qu'il l'a publié en 1997 dans son livre "The Day After Roswell".

Il traite de l'impact extrêmement négatif de la Commission Condon, qui eut pour conséquence de dissuader les hommes politiques de réclamer de nouvelles auditions publiques devant le Congrès. Ce livre présente une 'leçon de civisme' applicable à la stratégie de la recherche ufologique et à la conduite des enquêtes.

L'auteur explique de quelle manière la bureaucratie gère et vote le financement des programmes et par voie de conséquence comment son contrôle permet difficilement d'imaginer que des programmes top-secrets puissent demeurer cachés au fil des années, malgré les changements dans l'administration et le renouvellement des équipes, compte-tenu des débats sur ceux des programmes qui doivent être ou non poursuivis."

[D'autres pensent que le complexe militaro-industriel a toujours su contourner les contrôles du Congrès.]

Bruce Maccabee poursuit : "John Alexander nous explique également pourquoi il est peu probable que la recherche sur les Ovnis soit menée sous le manteau par des contractants du Ministère de la défense. Il aborde les observations d'Ovnis et les déclarations des Présidents, les difficultés de briefer les Présidents sur ce sujet, et il expose les conséquences d'un tel briefing présidentiel, estimant que ça n'aurait probablement pas plus d'effet qu'une nouvelle étude Condon.

Il admet qu'un groupe "Majestic 12" a pu exister, mais pense que ses attributions se limitaient à mettre au point des procédures permettant d'assurer la continuité du gouvernement en temps de guerre ou à l'occasion d'une catastrophe, et qu'il n'avait rien à voir avec les Ovnis.

Etrangement, cette reconnaissance implique nécessairement que le document Truman/Forestal - à l'origine du programme MJ-12 - et le mémo Cutler/Twining qui se réfère au "MJ-12 Special Studies Project" sont des documents authentiques (on ne peut valablement associer le MJ-12 au seul sujet Ovni).

Bruce Maccabee

De mon côté je pense depuis longtemps que ces documents sont authentiques, et j'ai déjà présenté mes arguments." Le mémo Cutler/Twining memo est en ligne ici.

Les commentaires des autres ufologues et spécialistes américains sont bien moins élogieux. L'ouvrage est parfois soupçonné d'être un travail de commande destiné à contrebalancer les récents succès de librairie de Richard Dolan et Leslie Kean.

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