Didier de Plaige

La Grande-Bretagne crée son agence spatiale

mars 25th, 2010 Posted in Mars 2010

Elle avait été annoncée le 23 mars dernier et son rôle sera de gérer et représenter l'ensemble des activités britanniques liées à l’espace qui, jusqu’à présent, étaient réparties entre plusieurs organismes de recherches ou ministères différents.

Sa mise en place a été fixée au 1er avril. Contrairement aux Etats-Unis qui désengagent la Nasa au profit du privé, le gouvernement britannique, en regroupant toutes ses activités disparates en un seul organisme, estime que cette industrie en pleine expansion pourrait créer jusqu’à 100.000 nouveaux emplois d'ici 2030.

Actuellement le secteur spatial contribue à hauteur de 6 milliards d'euros dans l'économie britannique, avec 68.000 emplois directs et indirects, et pourrait croître jusqu’à 40 milliards d'euros dans les vingt prochaines années en faisant progresser sa part de marché mondiale à 10%, alors qu'elle est aujourd'hui de 6%.

UK space agency

Cette agence aura aussi pour mission de représenter le Royaume-Uni au sein des divers organismes internationaux et notamment l'ESA, l'Agence Spatiale Européenne. Londres a également annoncé la création d'un Centre international pour l'innovation spatiale (ISIC) qui sera installé près du site de l'Agence spatiale européenne à Harwell (Oxfordshire, centre de l'Angleterre) et alimenté en fonds publics à hauteur de 44,42 millions d'euros.

Harwell ESA

Bien que son budget de démarrage soit modeste par rapport à celui de la Nasa (19 milliards de dollars en 2010), celle-ci ne manque pas d’ambitions. Pour Lord Paul Drayson, secrétaire d'Etat aux Sciences et à l'Innovation : "L'Agence spatiale britannique donnera au secteur l'énergie dont il a besoin pour accomplir ses ambitions. L'industrie spatiale britannique a défié la récession".

Le ministère britannique du Commerce a expliqué que cette nouvelle structure a vocation à "fournir un centre unique pour l'activité spatiale britannique et à faire en sorte que le Royaume-Uni maintienne son rang dans le monde en matière de capacités spatiales".

L'Isic aura en particulier la tâche d'exploiter les données des satellites d'observation terrestre, d'utiliser les données rassemblées dans l'espace pour comprendre le réchauffement climatique et tenter d'y remédier, et donner des conseils en matière de sécurité.

De même, l'Isic prendra en charge les projets européens GMES et Galileo qui sont actuellement gérés respectivement par le ministère de l'Agriculture et le ministère des Transports. L'intérêt britannique dans le Centre satellitaire de l'Union européenne (CSUE) est du ressort du ministère de la Défense.

L'objectif de l’Isic de lancer et mener au moins 3 missions d'ici 2030 est d'ores et déjà malmené car le ministre à précisé que dans le contexte économique actuel, il était irréalisable de prendre de tels engagements. Selon Lord Drayson : "Nous allons exiger une analyse de rentabilisation convaincante pour chaque proposition ou mission".

La création d'une agence spatiale n'est que la dernière d'une série d'initiatives touchant aux intérêts spatiaux britanniques.

En Juillet 2009, l'Esa a enfin ouvert un centre technique au Royaume-Uni - le seul des principaux membres de l'Agence à ne pas déjà avoir une telle vitrine technologique. Il avait nommé en mai un ressortissant britannique, le Major Tim Peake, au corps des astronautes.

dificultnspa, pour Ovnis-USA

Major Tim Peake

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