Didier de Plaige

FAQ sur les OVNIs – 2ème partie

mars 9th, 2010 Posted in Mars 2010

2- L'éjection d'un plasma à très haute vitesse suppose l'existence d'un matériau composant les tuyères du vaisseau spatial capable de résister à des températures extrêmes.

Cette affirmation méconnaît la possibilité dans l'absolu d'éjection d'un plasma sans contact, canalisé grâce à un champ magnétique. Voir à ce sujet les projets ITER et DEMO, mettant en œuvre un réacteur à fusion thermonucléaire utilisant un plasma isolé par un champ magnétique toroïdal de 5.3 Tesla.

Il y a aussi et surtout, dans la même idée et moins encombrant, le moteur VASIMR dont nous avons parlé ici même récemment, et qui pourra être mis en œuvre dès 2013.

A noter par ailleurs que, dans le vide spatial, la loi de conservation de la quantité de mouvement permet au propulseur d'éjecter un plasma pendant un certain temps pour produire une accélération, jusqu'à la vitesse de croisière. Celle-ci atteinte, l'engin continue sur sa lancée.

3- La propulsion d'un vaisseau spatial dans l'espace inter galactique suppose une gigantesque quantité de carburant, alourdissant d'autant le vaisseau, donc consommateur d"une énergie abondante, introuvable dans le vide sidéral.

Bussard

Vue d'artiste du collecteur Bussard

Ceci est exact, dans la mesure où l'on considère un mode de propulsion conventionnel, selon un déplacement classique linéaire.
Par ailleurs, et dans ce cas, dans le vide spatial le carburant serait essentiellement utilisé pour l'impulsion initiale et les corrections de trajectoire, inévitables sur la longueur du trajet à parcourir.
Un moteur de type VASIMR nécessite une masse de carburant environ 20 fois moindre que celle d'un moteur classique à ergols, pour le même voyage.
Encore mieux, un moteur de type collecteur Bussard utiliserait zéro carburant embarqué, collectant l'hydrogène présent dans l'espace afin de le comprimer et de servir de carburant à un statoréacteur.

Le vaisseau l'utiliserait dans une réaction de fusion nucléaire et expulserait l'hélium résultant. Comme le carburant serait collecté en route au fur et à mesure, le vaisseau pourrait théoriquement accélérer jusqu'à une vitesse proche de celle de la lumière.

Il serait cependant nécessaire que ce réacteur soit stabilisé par un gyroscope, afin de contrecarrer la trainée immense formée par le collecteur, d'une force supérieure en théorie à celle de la poussée produite.

Les voiles solaires représentent un autre dispositif élégant et original de propulsion. Le soleil émet en permanence des photons (particules composant la lumière), que l'on peut utiliser pour faire avancer un vaisseau.

Pour profiter du vent solaire, il suffit de déployer des voiles sur lesquelles s'exercera la poussée infime des photons du soleil. Lentement mais sûrement, le voilier spatial se mettra à accélérer. L'accélération sera minime au départ mais cumulée sur des dizaines d'années, elle pourra atteindre des valeurs phénoménales.

garlick-sail

Voilier solaire propulsé par Laser

Ce dispositif est extrêmement économique, puisqu'il ne nécessite ni moteur ni réservoirs de carburant.

Mais trois challenges restent à résoudre avant de pouvoir sillonner l'Univers à bord de ces papillons célestes.

Les voiles devront être taillées dans un matériau à la fois très léger (pour pouvoir bénéficier au maximum de la poussée des photons solaires) et très résistant (pour éviter les déchirures).

Ces structures gigantesques et fragiles, dont l'envergure atteindra facilement la centaine de mètres, devront également être déployées grâce à un mécanisme adéquat, qui pourrait facilement constituer un véritable casse tête pour les ingénieurs. Difficile, mais pas insoluble.

Enfin, sorti du système solaire, le vent solaire s'amenuise et il faut donc trouver une solution de rechange pour la propulsion.
Un laser très puissant et très focalisé, construit sur la Lune, serait une alternative viable au Soleil. Un laser de 100Mégawatts, par exemple, produirait une accélération constante de 1ms-2, ce qui nécessiterait environ cinq ans pour que la voile atteigne la moitié de la vitesse de la lumière. - SOURCE

Une autre astuce permettant de gagner en vitesse et d'économiser du carburant est d'utiliser l'assistance gravitationnelle, en se servant de l'attraction d'un corps céleste afin de modifier la trajectoire et la vitesse d'une sonde, à la manière d'une fronde.

La première sonde à avoir utilisé cette assistance fût Voyager 1, en 1977; "New Horizons", lancée en Janvier 2006 pour atteindre Pluton et Charon en 2015 a pu gagner 4 km/s par cette méthode.

4- A très haute vitesse, le moindre impact météoritique risque d'anéantir le vaisseau, lequel est de toute façon incontrôlable à cette allure, dans l'hypothèse d'une manœuvre d'évitement. Sans compter les dommages causés par les particules énergétiques.

A l'image de la Terre protégée des particules à haute énergie, provenant en particulier du soleil, par sa magnétosphère, des scientifiques Anglais ont déjà envisagé de la recréer, à l'échelle d'un vaisseau spatial.

Pour créer le bouclier déflecteur autour d'un vaisseau spatial ou sur la surface d'une planète ou de la lune, les scientifiques ont besoin de générer un champ magnétique, puis de le remplir avec du gaz ionisé appelé plasma.

Un tel plasma serait ainsi maintenu en place par un champ magnétique stable (sans le champ magnétique, le plasma serait tout simplement à la dérive). Ce bouclier pourrait être déployée autour d'un vaisseau spatial, ou d'astronautes en sortie hors du vaisseau.

plasmafield

A noter qu'en plus, cette "bulle" magnétique peut servir à propulser le vaisseau qui surferait ainsi sur les particules solaires, pour atteindre progressivement la vitesse de 300 à 800 Km/s (4 à 11 fois plus rapide que la sonde Hélios 2, engin le plus rapide jamais construit de main d'homme, avec + de 250.000 Km/h...)

Cependant, le problème des micro-météorites demeure. Ainsi, il faudra équiper le vaisseau d'une coque métallique extérieure protègeant l'équipage contre les impacts.

Les particules micro-météoritiques se déplacent à très grande vitesse (entre 10 km/s et 270 km/s), mais heureusement, leur masse est en général très faible (de l'ordre du picogramme), ce qui empêche la perforation de la paroi extérieure du vaisseau lors d'un choc. Le risque de rencontrer un corps possédant une masse et une vitesse suffisante pour percer la coque, même s'il n'est pas nul, peut être considéré comme négligeable.

...A suivre sur le forum...

Elevenaugust, pour Ovnis-USA

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