Didier de Plaige

La Bataille de Los Angeles : 68 ème anniversaire – Part 1/2

mars 5th, 2010 Posted in Mars 2010

C. Scott Littleton avait 9 ans en 1942, il vivait à Los Angeles et se souvient parfaitement de la nuit du 25 février. C’est à la suite d’un travail de recherche fait avec l’ufologue Frank Warren et l’enquêteur Bruce Maccabee que 60 ans après, il fait part au public de ses souvenirs. En effet, ils ont déterminé la trajectoire de l’ovni avant qu’il apparaisse dans le ciel au dessus de Hermosa Beach.

LA Times ufo

Professeur Emérite d’Anthropologie à Los Angeles, Scott Littleton n’est pas ufologue, il nous fait part de son intérêt pour la mythologie: "Je suis très intéressé par le thème universel de "la guerre des dieux" qui pourrait représenter les "dommages collatéraux" causés par une guerre coloniale entre deux civilisations aliènes high-tech pour l’hégémonie de notre planète il y a 8 ou 9000 ans."

Scott Littleton

"Moins de 3 mois après Pearl Harbour, la menace d’invasion se faisait sentir, beaucoup y compris les militaires s’attendaient à être bombardés prochainement. Par conséquent, la région californienne était un des terrains d’exercices de la défense anti aérienne. Chaque soir, les militaires tiraient sur des cibles envoyées dans les airs au dessus de l’océan par des avions spécialement conçus à cet effet. Les cibles étaient éclairées par des projecteurs qui illuminaient les éclats d’obus. Du grand spectacle qui durait une demie heure, se terminant avant 22 heures.

Au début, nous les gosses, regardions tout ça totalement fascinés mais après quelques veillées début janvier, le bruit des tirs et des explosions devint routinier, aussi prévisible que le bruissement des vagues pendant l’hiver. Cela nous donnait une certaine sécurité, nos braves militaires de la défense aérienne nous sauveraient rapidement d’une attaque des mauvais japonais si l’idée leur venait de pénétrer notre espace aérien.

La soirée du 24 février fut ordinaire, quelques exercices suivis de silence avant 22 heures. Je suis allé me coucher et j’ai lu un peu à la lumière de la lampe électrique que je cachais sous mon oreiller, puis je me suis endormi.

Vers 3h15, je m’éveillai au bruit de ce que je cru être un orage distant, puis je pensais qu’un exercice avait repris malgré l’heure tardive mais il y avait quelque chose dans la vitesse et l’intensité du bombardement qui ne collait pas avec ce que nous entendions tous les soirs. Ma chambre faisait face au sud si bien que je voyais l’océan de biais, cependant le coin de ciel que je pouvais voir était empli de lumières aveuglantes de projecteurs ainsi que d’éclairs lumineux d’explosions.

Grâce à tous les exercices sur des cibles dont j’avais été témoin, j’étais tout à fait à l’aise pour reconnaître quelque chose de différent. Les faisceaux des projecteurs et les explosions avaient toujours eu lieu assez loin au dessus de l’océan et pour la plupart, invisibles depuis ma fenêtre quand j’étais dans mon lit. Cette fois-ci, tout semblait beaucoup plus proche. J’entendis mes parents parler dans le couloir et je sortis.

Mon père avait l’air inquiet et disait que ça n’avait aucun sens. Il était gardien de surveillance de raid aériens et avait essayé de joindre le quartier général de la défense civile mais il n’obtenait pas de réponse. (Nous avons appris plus tard que l’alerte avait été donnée à 2h25 mais personne n’avait pensé à prévenir les gardiens locaux). Alors il a mis son attirail et est sorti voir ce qui se passait.

Il est vite revenu, plus inquiet que jamais et dit à ma mère de m’emmener ainsi que mes trois grands-parents qui vivaient avec nous, en bas dans l’abri qu’il avait commencé à construire l’après-midi du 7 décembre. Aussi vite que possible. Habituellement, mon grand-père maternel était plus lent que le retour du Christ pour tout ce qui était de ses habitudes personnelles, c’est à dire s’habiller, se raser, etc…

LA Battle 1942

Mais, lorsque mon père a dit: "Mr.Hotchkiss, je crois que là, c’est pas un coup pour rien." Il était à la cave en moins d’une minute. J’étais aussi excité que j’avais peur et je voulais désespérément savoir de quoi il retournait. Mon père était ressorti et nous entendîmes enfin la sirène de l’alerte par dessus les bruits d’un feu continu. Ma mère accompagna ses beaux parents et son père dans l’abri qui consistait de deux petites pièces protégées par des caisses de sable rangées de chaque coté de la cave.

Air Battle

Je les suivis et ce n’était pas de gaité de coeur, je voulais sortir et voir toute l’action. Ma mère aussi, comme elle le dit plus tard, après 10 minutes à l’étroit (nous étions assis sur les bancs qui contenaient des kits de première urgence, des bouteilles d’eau, de la nourriture en boite), entourée de la génération des anciens et de l’haleine exhalée, elle était prête à confronter une bombe japonaise!

Notre première idée était que nous avions un escadron ennemi au dessus de la tête car nous entendions le vrombissement des moteurs d’avions, nous apprendrons plus tard que c’était notre propre chasse aérienne. Quand ma mère sortit de l’abri par la porte qui menait vers la plage, je la suivis.

Nous nous tenions côte à côte devant la maison, nous serrant l’un contre l’autre dans la nuit fraîche, levant les yeux vers le ciel. Les avions entendus n’étaient pas visibles, mais ce qui attira notre attention était "une bestiole"argentée" en forme de losange, comme ma mère l’a décrit plus tard, clairement visible dans la lumière des projecteurs qui la localisaient. C’était une nuit très claire, cependant on ne pouvait distinguer aucun autre détail à part que l’objet se tenait sans bouger presque au-dessus de nos têtes. Son altitude est difficile à estimer, surtout après tant d’années mais je dirais entre 1200 et 2400 mètres.

Ça pourrait expliquer pourquoi nous n’avons pas vu la phosphorescence orange rapportée par plusieurs témoins à Santa Monica et à Culver City où l’objet était beaucoup plus bas (un témoin a suggéré que cette lueur pouvait être la réflection d’éclats d’obus contre le corps argenté de l’objet)".

De toutes façons des obus anti-aériens explosaient tout autour du vaisseau mystérieux. Le bruit était assourdissant. A chaque fois qu’un nouvel éclair rouge survenait, l’odeur âcre de la cordite était plus prononcée.

Des éclats d’obus tombaient sur la plage et nous devions reculer jusqu’à la maison pour les éviter (le lendemain, nous les gosses avons tout ramassé sur le sable pour les échanger pour quelques pièces). Malgré les tirs, le vaisseau n’émit aucun son, et n’agit pas de façon aggressive.

 LA Times ufo
LA map 1942

Trajectoire de l'Objet


Alors que nous regardions l’objet, la bouche grande ouverte, celui-ci pas le moins du monde dérangé par la pléthore de tirs dirigés contre lui, commença à se déplacer lentement vers le sud-est, descendant vers Redundo Beach où il disparut.

Soit nos tireurs n'étaient pas doués malgré tout l’entrainement de ces dernières semaines, soit il était invulnérable. Des années plus tard, j’ai lu qu’il y avait eu plus de 1400 tirs ce soir là. Le rapport de l’armée en cite 1430 mais c’est certainement beaucoup plus.

L’objet réapparut au dessus de San Pedro et de Long beach avant de disparaitre finalement au dessus de l’océan quelque part entre les comtés d'Orange et de San Diego.

Peu de temps après l’avoir perdu de vue, nous entendions de nouveau des moteurs d’avions, le bombardement avait presque cessé et plusieurs chasseurs de l’armée de l’air, des P-38 probablement basés à Mines Field (l’aéroport de Los Angeles aujourd’hui) venaient du nord-est, apparemment à sa poursuite.

Il était 4 heures du matin, tout cet épisode avait duré une demie-heure. Les tirs avaient cessé mais personne n’alla se coucher. L’édition du Los Angeles Examiner, que je possède toujours quelque part, sortit avec son titre accrocheur Air Battle Rages Over Los Angeles." - Source

Diouf, pour Ovnis-USA

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