Didier de Plaige

Lundi 16 Mars

mars 16th, 2009 Posted in Mars 2009

Parmi les raisons qui pourraient différer la Divulgation attendue sur le sujet Ovnis, on peut évoquer la détérioration rapide du climat politique aux Etats-Unis - alors que les fameux 100 premiers Jours de la nouvelle présidence n'en sont qu'au deux-tiers.

Des contacts américains qui semblaient habituellement assez confiants, se prennent à douter d'une issue prochaine, bien que ça reste un moyen pour Obama de reprendre l'initiative.

La résistance à Barack Obama s'est organisée dans les milieux de la droite américaine et des républicains militants. C'est même chez certains une peur viscérale qui s'est installée. Le climat de défiance entretenu évoque assez la campagne de déstabilisation orchestrée autrefois en France contre Lionel Jospin, lorsque le moment a été choisi de rappeler ses anciennes sympathies trotskystes.

Obama Che

Mais l'accusation contre Obama est plus tenace, puisqu'on le soupçonne d'être l'instrument d'une crise organisée pour conduire une révolution socialiste, "anti-américaine".

Wade Rathke

Leur cible favorite est l'organisation ACORN, dont la montée en puissance est pour eux le signe évident qu'une révolution est en marche, et ils sont persuadés que la crise financière a été soigneusement préparée.

L'Association of Community Organizations for Reform Now est une organisation fondée en 1970 par des étudiants radicaux, Wade Rathke et Gary Delgado.

Elle revendique aujourd'hui 400.000 membres et gère environ 1.200 associations de quartiers dans 110 villes américaines.

L'article de Stanley Kurtz pour la National Review du 29 mai 2008 titré "Inside Obama's Acorn" est considéré comme le premier signal d'alerte.

L'un des buts poursuivis par ACORN est de faire obtenir des logements par des familles défavorisées, en exerçant des pressions sur les banques par divers moyens assez radicaux : bloquage des voies d'accès, occupation des locaux, chantage à l'accusation de discrimination raciale...

Les banques auraient ainsi été contraintes de multiplier les crédits très risqués, surnommés NINJA : "No Income, No Job or Asset"... (''pas de revenu, pas de salaire, pas de biens propres")...

Ces conservateurs pensent avoir identifié la cause de la crise économique. Ils font observer que le déficit chez Fanny Mae qui se chiffrait à 1 milliard de dollars en 1992 est passé à 80 milliards en 1999 et 600 milliards au début de 2003.

Gary Delgado

Plus récemment, ACORN prône la désobéissance civile en invitant les familles à refuser les expropriations.

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Obama a longtemps été l'avocat d'ACORN et de ses diverses branches, Il est parfaitement clair pour les ultra-conservateurs que le nouveau président ne pouvait avoir ignoré leurs méthodes : ils n'ont eu aucun mal à établir qu'il avait lui-même conduit des séances de formation pour le mouvement.

ACORN avait également démontré sa capacité d'organisation pour susciter chez les minorités pauvres des centaines de milliers de nouvelles inscriptions sur les listes électorales.

Barack Obama ne s'était pas privé de faire appel à leurs services de mobilisation, en leur obtenant 800.000 dollars de subventions au cours de l'année 2008.

Mais l'organisation avait aussi été accusée de multiples fraudes électorales, en plusieurs occasions.

L'accusation consiste à dire que Barack Obama, resté fidèle à ACORN, au point de leur confier la première partie de ses opérations de battage médiatique, a largement contribué à cette crise des subprimes qu'il serait maintenant censé résoudre.

En fait, ACORN est accusé de multiplier ses efforts pour réaliser le schéma connu sous le nom de Stratégie Cloward-Piven pour orchestrer la crise :

Cette stratégie a été exposée pour la première fois le 2 mai 1966 dans le magazine The Nation par deux professeurs de l'Université de Columbia, Richard Andrew Cloward et Frances Fox Piven. Ils s'étaient inspirés par les émeutes d'août 1965 dans le quartier noir de Watts, à Los Angeles, et pensaient démontrer que des avancées sociales peuvent être obtenues en éxerçant la pression nécessaire.

Richard Cloward Frances Fox Piven
ACORN logo

David Horowitz résume ainsi la méthode : "La stratégie consiste à obtenir des changements politiques par la force, et à organiser des situations de crises. La Stratégie Cloward-Piven cherche à précipiter la chute du capitalisme en submergeant la bureaucratie gouvernementale avec une profusion de demandes impossibles à satisfaire. La société entre alors en situation de crise, et s'ensuit l'effondrement économique.

Cloward et Piven avaient été inspirés par les écrits de l'activiste radical Saul Alinsky (1909-1972) et sa Fondation pour les Zones Industrielles. Il est notamment l'auteur du 'Manuel de l'animateur social' et Hillary Clinton lui a consacré une thèse."

Dans son livre publié en 1989, "Rules for Radicals", Alinsky préconisait : "Faites en sorte que l'ennemi s'en tienne aux règles qu'il a lui-même édictées. Lorsqu'on le presse ensuite d'honorer chacune de ses propres lois, et de statuer, malgré tous ses principes moraux Judeo-Chrétiens, ou ses promesses implicites de mettre en place un contrat social libéral, il apparaît alors combien il est humainement faillible. L'échec du système sera utilisé pour le discréditer de bout en bout, et il sera facile de remplacer la table des lois capitaliste par une de type socialiste."

Un article de Newsmax explique en résumé : "Leur stratégie pour parvenir à un chaos politique, financier, et social qui pourrait entrainer une révolution a amalgamé les concepts d'Alinsky avec des formules plus agressives pour produire des transformations dans le gouvernement américain. Pour parvenir à réaliser leur objectif révolutionnaire, Cloward et Piven avaient montré qu'il suffisait de mobiliser un groupe d'activistes offensifs, soutenus par des médias complaisants, pour parvenir, par la coercition, à la redistribution des richesses du pays."

Saul Alinsky

Pour le magazine The Nation, Cloward et Piven avaient même précisé quel type de "crise" ils envisageaient de voir se mettre en place : "On entend par crise une situation de dysfonctionnement dans les sphères institutionnelles qui serait perçue par tous. Une crise peut se produire spontanément, (comme des émeutes), ou bien comme l'aboutissement de tactiques de manifestations de protestation, qui soit génèrent ce dysfonctionnement, soit le rendent perceptible à l'attention du public."

Obama Deception

Le scénario que les conservateurs ressassent en ce moment tient en quatre mots : Démoralisation - Déstabilisation - Crise - "Normalisation"... avant la militarisation de l'appareil sécuritaire, et l'intervention de l'armée.

L'alternative présentée par Alex Jones, voit au contraire Obama comme l'instrument du cartel mondial des banques, dont l'objectif est d'instaurer un Nouvel Ordre Mondial... Mais la conclusion n'est-elle pas semblable dans les deux cas ?

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