Didier de Plaige

Dimanche 1er Février

février 1st, 2009 Posted in Février 2009

Chaque année depuis dix ans à la même époque, la journaliste Linda Moulton Howe présente une interview de Gerald Celente, directeur du Trend's Institute. Le 24 décembre 2007, il avait déjà été en mesure d'annoncer la chute de Wall Street, qui s'est produite neuf mois plus tard : "Les Etats-Unis vont être frappés d’un 11 Septembre économique en 2008." - Rappel

Interrogé à nouveau le 19 octobre 2008, il pressentait la fermeture de nombreuses chaînes de magasins, et les premiers signes d'une révolte des populations :

"En février et mars 2009, nous verrons véritablement les effets de la dépression."

Gerald Celente - "En 2007, nous avions prédit la Panique de 2008, et ça concernait surtout la sphère financière. A présent, l'effondrement de 2009 va se répandre au plan social. Ce mouvement est en marche. Ca se déroule sous nos yeux. La crise atteint des proportions gigantesques.

Chaque jour la presse nous rapporte de nouveaux désastres. Il n'y a absolument rien qu'on puisse faire pour l'arrêter - si ce n'est trouver de nouvelles ressources, une sorte d'énergie alternative, comme la découverte du feu ou l'invention de la roue !

Mais ça doit être à l'échelle de ce que nous allons traverser. On ne peut s'en sortir en faisant fonctionner la planche à billets."

http://www.ovnis-usa.com/VIDEOS/Gerald_Celente.flv&image=http://www.ovnis-usa.com/images/Gerald_Celente0.jpg

LMH - "Les statistiques du chômage en décembre 2008 montrent qu'il a touché 632.000 personnes supplémentaires, et nous en sommes à un taux de 7,2%, soit 11,1 millions d'individus privés d'emploi. Que nous réserve 2009 ?"

Gerald Celente - "Ce chiffre indique le nombre de ceux qui n'ont absolument aucun emploi. Il ne prend pas en compte les personnes qui ont été écartées de la recherche d'emploi. Ceux-là ont renoncé. On ne prend pas non plus en compte les gens qui travaillent à temps partiel et recherchent un emploi à temps plein. Quand on les intègre au calcul, on arrive à 13.7%. Personne ne peut dire quand ce se sera terminé, mais nous verrons finalement le chiffre total des sans-emplois atteindre celui de la Grande Dépression, probablement entre 22% et 27%. Nous parlons d'un véritable effondrement, parce que d'autres facteurs vont intervenir très rapidement.

Le plus préoccupant concerne le secteur de la vente au détail. On sait déjà que 150.000 magasins et boutiques vont devoir fermer. Ca viendra naturellement gonfler les chiffres du chômage, mais ces faillites vont aussi amplifier la chute des valeurs de l'immobilier. On pensait déjà avoir touché le fond avec la crise des subprimes... Ce n'était encore rien comparé à ce qui nous attend avec la tempête sur les biens commerciaux, qui sont autrement plus surévalués que l'immobilier privé.

Nous savons où en est le secteur financier. Nous avons vu ce qui s'est produit pour Wachovia, IndyMac et le Washington Mutual, la Bear Stearns, Merill Lynch, Lehman Brothers - qui se font racheter ou disparaissent. Il y a aussi d'autres compagnies de courtage, dont les noms sont moins connus. La question qu'on doit se poser : qui pourra reprendre tous ces espaces commerciaux et autres grandes surfaces qui sont maintenant désertés ?

La réponse, tant pour les espaces commerciaux que les locaux de bureaux, c'est qu'il n'y a aucun candidat à la reprise ! La déroute immobilière sera sans précédent. Nous verrons dans tous le pays des grandes surfaces fantômes.

C'est vraiment à ce niveau que l'effondrement va se produire, parce que les investisseurs de ces biens immobiliers ne trouveront aucun repreneur. C'est alors que nous entrerons dans la Grande Dépression. Nous devons annoncer ce qui est en train de se produire, sans en rajouter. Nous ne nous intéressons qu'aux faits.

Les gens ne se maintiennent à flot que s'ils ont un travail. Toute la responsabilité de cette crise n'incombe pas qu'à la cupidité des grandes compagnies. Les individus eux-mêmes se sont endettés bien au-delà de leurs capacités de remboursement, grâce au système des garanties hypothécaires. Tout s'est construit là-dessus. Partir en vacances ! S'acheter une voiture de sport ! Emprunter à tout va ! Ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. En réalité, ils peuvent tout perdre dès qu'il manque un salaire en fin de mois.

Nous allons assister à des faillites colossales. Ce qui s'est passé est déjà sans précédent. Et ça va continuer. Le gouvernement ne dispose que de ces deux outils totalement inefficaces :

- Jouer sur les taux d'intérêt, qui sont déjà proches de zéro,
- ou imprimer des billets. Mais ce n'est pas en créant de l'argent qu'on retrouve la prospérité !

Dans les années 30, personne ne s'endettait sur des hypothèques multiples. Celui qui gageait deux fois ses biens était considéré comme un perdant. Il y avait peu de propriétaires, les cartes de crédit n'existaient pas. Nous n'étions pas accablés d'une dette publique de 14 milliards de dollars ! On ne consommait que selon ses moyens.

Mais aussi, et c'est très important à souligner, nous n'avions pas à mener deux guerres bancales et entretenir un complexe militaro-industriel qui a déjà englouti 2 milliards et continue de creuser le déficit, en prévoyant de se renforcer en Afghanistan.

Je reviens sur ce point essentiel de la capacité de production : dans les années 30, nous étions sortis de la Grande Dépression en activant la machine industrielle pour préparer notre entrée dans la Seconde Guerre Mondiale. Nous n'avons plus cette capacité productive aujourd'hui.

Nous avons développé le secteur des services. Regardez ces offres d'emploi. A la station d'essence, ils affichent : "Faites carrière chez nous !" Mais quelle carrière ?! Que deviennent ces jeunes qui sortent de l'université avec leurs diplômes ?

Alors, nous aurons un chômage record. Nous allons assister à la montée de la criminalité, la multiplication des petits délits mais aussi des agressions violentes. Ca fait partie des situations de crise, et personne ne s'en étonnera. Les gouvernements fédéraux et l'Administration centrale ne résoudront rien en multipliant les forces de police dans les rues, à moins de transformer ce pays en un état fasciste.

Mais nous allons surtout assister à des révolutions. Les gens ne supportent plus de constater les dépenses somptuaires, les avantages, les avions privés et les bonus des banquiers, des courtiers, et des banksters qui dilapident et se partagent les millions de dollars de l'argent public qui leur est versé. Tandis que gouvernement renfloue les Têtes Pensantes - la mafia de Wall Street - ceux qui sont 'trop faibles pour être sauvés' sont en train d'être asphyxiés par la multiplication des impôts."
(...)
"Chacun doit prendre cette situation très au sérieux. Le bateau coule. Cessez de dépenser l'argent que vous n'avez pas. Si votre fils ou fille doit sortir de l'université avec un diplôme qui ne lui permettra pas d'accéder à un poste correspondant, n'allez pas vous endetter davantage pour leur faire poursuivre un enseignement supérieur. Coupez court à la dépense dès maintenant. N'achetez rien qui soit au-dessus de vos moyens. Dans la mesure du possible, soutenez le commerce local.

Mais aussi, je vous conseille de prendre du bon temps. Nous ne préconisons pas de s'enfermer dans un cocon. Sortez et faites-vous plaisir. Nous n'avons qu'une vie, aussi nous devons faire en sorte de l'agrémenter dans la mesure de nos moyens." - Source

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