Didier de Plaige

Mercredi 28 Janvier

janvier 28th, 2009 Posted in Janvier 2009

Le prolifique Billy Cox vient de publier un nouveau texte sur Herald Tribune.com à propos de la Divulgation. Il a cette fois titré son papier : "La couverture mouillée de John Alexander". L'article est essentiellement centré sur le Colonel John B. Alexander, également surnommé Pingouin dans La Volière.

"Le tandem Bush-Cheney qui était si peu porté sur la science est maintenant parti, mais sans une forte pression des medias il est peu probable que l'administration Obama ait de bonnes nouvelles à nous apporter sur le front de l'ufologie."

C'est ce que m'a déclaré John Alexander, le 2 janvier, après avoir lu la nécrologie de Clairborne Pell dans le Washington Post. L'ancien Sénateur démocrate de Rhode Island, décédé la veille à 90 ans, était aussi célèbre pour son programme de scolarisation que ses valeurs personnelles.

Le magazine Time l'avait tourné en dérision en 1995 parce qu'il avait un intérêt marqué pour le paranormal. Alexander avait relevé cette remarque déplaisante : "Le Sénateur Pell avait même assisté à un symposium sur les abductions."

Claiborne Pell

Pour le Colonel Alexander, aujourd'hui retraité à Las Vegas : "C'est carrément une attaque personnelle. Cette affirmation est sortie de son contexte ! Le Sénateur Pell avait une grande curiosité intellectuelle, qui se manifestait dans de nombreux domaines de la phénoménologie, et comme homme politique, il n'avait peur de rien. Il se moquait de qu'on pouvait penser."

Les liens qui unissaient l'ancien colonel et Clairborne Pell datent de l'ère Reagan, alors qu'Alexander poursuivait ses propres recherches assez peu conventionnelles. En 1980, son essai titré "Nouveau Champ de Bataille Mental", qui évoquait les possibilités de la télépathie parmi les ressources de l'arsenal américain, venait d'être publié dans l'U.S. Military Review. Au moment de quitter son service actif en 1988, Alexander s'était dirigé vers les Laboratoires de Los Alamos, pour y travailler sur des projets concernant les "armes non-léthales" commandités par le U.S. Global Strategy Council. Actuellement, il occupe un poste responsable au sein de l'U.S. Special Operations Command.

John B. Alexander

Ayant eu lui aussi à subir quelques critiques pour ses recherches dans le domaine du paranormal, Alexander ne s'attend pas du tout à ce que les leaders politiques de Washington se mouillent sur le sujet Ovni.

Ce vétéran du Vietnam ne se fait aucune illusion sur le plaidoyer de John Podesta en faveur de la transparence, ni de la part de Hillary Clinton malgré ses positions avérées en regard du Grand Tabou, parce que "Le domaine des Ovnis ne permet pas de capitaliser en politique."

Selon lui, "Il y a une grande différence entre les intérêts personnels et institutionnels. Ce n'est pas un sujet décisif en matière de bénéfice électoral. Le public est concerné, mais son attitude est ambivalente."

Contrairement à bien d'autres chercheurs, John Alexander avait longtemps prétendu qu'il n'y avait pas de couverture sur les Ovnis, que les fédéraux ne protègent en fait que les sources et les méthodes. Vers la fin de sa carrière militaire, Alexander avait raconté qu'il lui était arrivé d'interroger de hauts responsables militaires sur les Ovnis - y compris des généraux deux étoiles - et que ces gens avaient paru sincères en répondant qu'ils n'étaient au courant de rien.

John Alexander a des mots assez durs quand il évoque la façon dont l'Air Force a botté en touche au sujet de l'Incident de Roswell (fournissant jusqu'à trois versions officielles), de même quand il parle de l'étude de 1969 menée dans le cadre de l'Université du Colorado.

La lessiveuse du Colorado avait marginalisé le sujet Ovni, écarté les preuves, et permis à l'US Air Force d'affirmer publiquement qu'elle cessait d'enquêter.

Alexander a coutume de répéter : "Les Ovnis sont une réalité. Les preuves sont accablantes que des engins volants se manifestent dans notre espace aérien, et qu'ils ne sont pas terrestres. Mais la plupart des scientifiques refuseront de s'y intéresser parce qu'ils pensent encore au Rapport Condon". (Du nom d'Edward Condon, qui avait supervisé le projet de l'Université du Colorado).

"Mais ils s'imaginent qu'il avait conduit une étude approfondie, alors que ce n'était pas du tout le cas. Nous devrions faire en sorte que les scientifiques aient envie d'étudier à nouveau le phénomène, cependant nous avons vu avec le Sénateur Pell comment sont traités les gens qui veulent enquêter sérieusement."

Edward Condon

"En fait", conclut Alexander, "je pense qu'un John Podesta pourrait quand même faire quelque chose. Il s'agirait d'adresser une requête formelle auprès de l'Académie Nationale des Sciences, afin qu'elle prenne l'initiative de relancer une étude des preuves qui ont été ignorées. Mais ça ne sera pas facile, parce que ce n'est pas politiquement valorisant. Et la communauté scientifique ne s'intéresse même pas à étudier des preuves. Elle les écarte a priori."

Si seulement il y avait un peu d'argent à la clé... Si la situation économique n'était pas aussi désastreuse... Mais il y a tant de gens qui sont contraints de quitter leurs maisons. Et le chômage qui pourrait bientôt atteindre un chiffre record. Et deux guerres qui sont en train de pomper les ressources de l'Amérique. Etc.. etc. - Billy Cox

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