Didier de Plaige

Samedi 25 Octobre

octobre 25th, 2008 Posted in Octobre 2008

"The Real X-Files", la prochaine conférence publique en Angleterre sur les Ovnis, se tient ce week-end à Pontefract, dans le Yorshire, organisée par les éditeurs du magazine UFO DATA.

Ce sera la première apparition publique du Commandant Alan Turner, MBE (retraité de la RAF) : "Il exposera son observation de 6 Ovnis repérés par des radars militaires sur la base RAF de Sopley en 1971." Son récit a été traduit et publié ici.

Le Dr Roberto Pinotti viendra d'Italie pour évoquer la diffusion des dossiers militaires dans son pays. Brian Allan, chercheur écossais, évoquera les 'portails' et les 'zones ouvertes' en Angleterre et aux USA.
Gary Heseltine, inspecteur de police, exposera les objectifs de son intéressante
base de données, qui regroupe les observations d'Ovnis de ses collègues policiers de Grande-Bretagne. - Source

L'affaire du document "SOM1-01 alternatif", publiée Samedi dernier, évolue de manière inattendue : deux jours après sa mise en ligne sur Open Minds, Ufonaut a diffusé une 'Importante Mise à Jour' :
"J'ai poursuivi une analyse comparative en utilisant trois sources :
1 - Les photos originales reçues par Don Berliner
2 - Le 'SOM 1-01 alternatif'
3 - L'une des Copies du Dr Wood (Rev 6: 3/5/95) tirée du livre de Linda Moulton Howe ("Glimpses of other Realities", vol 2: High Strangeness).

J'ai remarqué que la couverture de la version alternative présente un 'bruit de fond' quasiment identique à celui de la reproduction qui figure à la page 357 du livre de Linda. Cette image ne peut être qu'une photocopie des photos de 1994 de Berliner, et le 'bruit' a été causé par la photocopieuse.

Linda m'a aimablement confirmé que son image était bien une reproduction des photos de Berliner. Il est évident que tout ceci peut invalider le témoignage de la Source A, qui a prétendu avoir copié son propre document en 1982.

Il existe en outre des anomalies avec la page de référence fournie par la Source A. Ainsi que je l'avais noté parmi les "Points litigieux", la version 'alternative' du SOM-1 ne comporte aucune information à l'emplacement masqué sur les photos originales. C'est étrange s'il s'agissait d'un exemplaire original du manuel officiel.

Dans ce qui semble une erreur grossière, la page de référence du document 'alternatif' est une copie exacte de la Réplique du Dr Wood, (et de la reproduction à la page 383 du livre de Linda), y compris cette annotation en haut de page : "Quelque chose est écrit ici." Nous avons donc un sérieux doute que la Source A nous ait fourni une copie du manuel officiel."

Vendredi 24, les frères Pickering ont publié ce texte de la Source A, laquelle reconnait implicitement n'avoir rien apporté de neuf :

    "Les récents développements ont jeté un doute sur le processus en cours. L'amitié des frères Pickering m'est très précieuse, et j'apprécie également certains des membres du forum Open Minds.

    A ce stade, je n'ai aucune explication à proposer, si ce n'est qu'il a pu y avoir une substitution dans mes archives, au cours des vingt dernières années. Ca ne serait pas la première fois qu'on me joue ce genre de tour. Hier soir j'ai procédé à un inventaire, et j'ai découvert que certains autres de mes documents ont DISPARU.

    Je poursuis mes recherches, et celà prendra un peu de temps. Si, après cet épisode désastreux nous ne parvenons plus à nous entendre, alors j'aurai le regret d'interrompre mes actions en faveur de la divulgation et du contact.
    Respectueusement,
    Source A
    "

L'opération décrite est si complexe qu'il est difficile d'accepter ces justifications : ça suppose que des agents se soient infiltrés dans un bureau pour remplacer un document par un autre, en présupposant qu'un jour la Source A envisagerait de le rendre public...

Ed Komarek

Ed Komarek de son côté se montre prudent : "Je pense qu'il est nécessaire de prendre un peu de recul en ce qui concerne la Source A. Il peut y avoir d'autres explications, aussi je ne conclurais pas d'emblée que nous aurions été abusés. Cette affaire est assez compliquée, du fait que cette personne est liée aux milieux du renseignement."

Il envisage que les recherches autour de la Source A ne soient qu'une perte de temps, et préconise de concentrer les recherches pour identifier les responsables du complexe militaro-industriel. Pour lui ces personnages sont les véritables obstacles à la Divulgation.

Il s'interroge sur la position de la CIA, "qui n'a jamais semblé favorable au processus, et tendrait plutôt à préserver l'exploitation des technologies E.T. par les compagnies privées. La CIA contrôle en outre la diffusion du phénomène Ovni dans les medias, elle aide les militaires à déplacer les épaves récupérées, etc.." Ed Komarek soupçonne en outre la CIA d'avoir essayé de décrédibiliser la Source A.

La communauté ufologique est-elle en permanence entrenue par des sortes de feuilletons, dont les épisodes sont distillés au fil des mois, pour lui donner l'impression que la Divulgation progresse ? Après l'affaire Serpo, qui a duré deux ans, le thème des Réunions secrètes aux Nations-Unies avait pris la relève et entretenu le suspens de février à octobre 2008. Quelle sera l'orientation de la prochaine série ?

Il reste que les accréditations présentées par la Source A ont été confirmées jusqu'ici par sept chercheurs et ufologues; Bruce Maccabee par exemple vient de lui renouveler sa confiance. Interrogé par Mur pour Open Minds, l'analyste a répondu :

"Il m'a semblé honnête et franc. Il est possible qu'il ait été manipulé à son insu. Cependant, d'après les histoires qu'il m'a racontées, y compris l'affaire du missile dérouté, j'ai vu qu'il savait comment des systèmes sophistiqués peuvent être affectés par nos "visiteurs."

Il n'a apparemment pas le bagage nécessaire en ufologie pour se rendre compte que sa copie du "SOM" n'était pas originale. Je n'ai pas vérifié ses états de service, mais l'album que j'ai vu contenait quantités de photos et m'avait convaincu.

L'autre possibilité serait une fraude "massive". Il a de toute évidence les accréditations nécessaires, car il avait accès aux labos de la Navy : je n'ai pas eu à lui obtenir un laisser-passer pour qu'il vienne jusqu'à mon bureau."

Bruce Maccabee

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