Didier de Plaige

Mercredi 30 Juillet

juillet 30th, 2008 Posted in Juillet 2008

Edgar Mitchell a été brièvement interviewé la nuit dernière sur Coast to Coast. C’était l’occasion de présenter un récapitulatif des récents développements, et de clarifier la mise en cause de la NASA "qui n’a jamais été impliquée dans les opérations de couverture gouvernementales." (5mn40sec).

Il se montre à nouveau surpris qu’une intervention sur une radio locale britannique ait déclenché une telle vague mediatique, d’ampleur mondiale, alors qu’il répète la même chose depuis dix ans. Il pense que la multiplication des émissions de Larry King sur CNN cette année a pu contribuer à installer un nouveau climat. Déjà en 1998, l’astronaute encourageait la Divulgation sur la BBC. (105 secondes)

Edgar Mitchell

Edgar Mitchell n’a pas mentionné l’incident de Stephenville et ses récentes suites mediatiques, ni la déclaration de l’astronome du Vatican puis des principaux responsables religieux, au mois de mai, encore moins les possibles réunions aux Nations-Unies sur le sujet; ces cinq minutes n’étaient destinées qu’à blanchir la NASA d’une accusation de couverture. D’autres que lui se chargeront d’analyser le contexte, et d’apprécier si les conditions sont favorables pour une Divulgation.

L’article “Ed Mitchell” figure maintenant dans les “Pages” de la colonne de droite du Blog,
et sera complété à mesure des développements.

Nick Pope vient de publier une Tribune libre dans le New York Times sous le titre : “Menaces volantes non-identifiées“. L’ancien chargé de Mission auprès du Ministère de la Défense britannique a jugé que les circonstances étaient assez opportunes pour provoquer une réaction dans l’opinion américaine, au nom de la sécurité nationale.

Nick Pope

L’auteur et enquêteur a placé une allusion à une menace terroriste en début d’article.
Il estime que les Etats-Unis sont trop dépendants de la technologie radar, et qu’en bien des cas les gens peuvent observer des Ovnis alors que les radars ne les perçoivent pas :

Le 7 novembre 2006, des pilotes et des employés de l’aéroport O’Hare de Chicago ont vu un objet discoïdal stationner au-dessus du tarmac pendant plusieurs minutes. Mais en l’absence de trace radar, la FAA n’a pas mené d’enquête. Le radar n’est donc pas un moyen fiable de détecter certains objets.

Des filtres sont installés sur certains systèmes, qui rejettent les signaux considérés comme anormaux. Cette faille pourrait être exploitée par des groupes terroristes.

Le gouvernement américain a cessé de mener des enquêtes sur les Ovnis depuis 1969, lorsque l’Air Force a mis fin au Projet Blue Book, qui représentait un effort d’analyser scientifiquement toutes les observations, afin de voir si certaines manifestations pouvaient constituer une menace en termes de sécurité nationale. La Grande-Bretagne et la France, en revanche, continuent d’étudier ces phénomènes, parce que ces pays restent préoccupés de préserver leur espace aérien contre toute intrusion étrangère, ou tout dispositif étranger en orbite qui pourrait venir collecter du renseignement.

La plupart des incidents qui ont été analysés en Angleterre ont été facilement élucidés; il s’agissait de méprises au sujet d’étoiles et de planètes, de lumières de signalisation aérienne, de satellites ou de météorites. Mais dans certains cas nous avons connu des situations où la sécurité nationale ou la navigation aérienne étaient concernées.

Par exemple, le 26 décembre 1980, plusieurs témoins présents sur deux bases américaines de l’Air Force installées en Angleterre ont signalé un atterrissage d’Ovni [Bent Waters/Woodbridge]. En examinant le site, on a constaté des marques sur le sol et un niveau de radiations qui était nettement supérieur à la normale. D’autres témoins, sur la même base, ont rapporté qu’ils avaient vu cet Ovni les nuits suivantes. L’adjoint du Commandant de la base a consigné par écrit que l’engin volant avait émis des faisceaux lumineux en direction de la zone la plus protégée de la base - ce qui représente évidemment une atteinte à la sécurité.

Les 30 et 31 mars 1993, il s’est produit une vague d’Ovnis sur la Grande-Bretagne. Un témoin a décrit un vaisseau triangulaire qui a survolé lentement une base de l’Air Force, avant d’accélérer soudain et de disparaître à l’horizon en un instant; il volait à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’un jet. L’armée Britannique a établi ce rapport : “Il nous semble disposer des preuves qu’un objet non-identifié (ou plusieurs objets) d’origine inconnue était en vol au-dessus de la Grande-Bretagne ce jour-là.”

Le 23 avril 2007, le pilote d’un avion de ligne et quelques passagers ont signalé un immense Ovni en forme de cigare - le pilote a estimé sa longueur à près de 1,6 km - près des Iles de la Manche.

Au même moment, les contrôleurs aériens ont averti le pilote qu’ils avaient un écho radar, s’agissant d’un “parcours d’objet inconnu.”

En outre, on a enregistré plusieurs incidents, où des collisions ont été évitées de justesse, entre des Ovnis et des avions - au point que le Ministère de la Défense et l’Autorité de l’Aviation Civile britannique ont préconisé aux pilotes, s’ils devaient rencontrer quelque chose, de “ne pas effectuer de manoeuvres, si ce n’est pour tenter de se placer, si possible, de manière que l’objet reste derrière eux.”

Les Etats-Unis ne sont pas moins vulnérables que l’Angleterre et la France face aux menaces contre la sécurité et en ce qui concerne les risques aériens. L’Air Force américaine ou la NASA devraient rouvrir les enquêtes sur le phénomène Ovni. Ca ne signifierait pas que le pays s’est soudain mis à croire aux petits hommes verts. Ca serait simplement reconnaître la possibilité que les seuls radars ne peuvent suffire à nous dire ce qu’il y a de ce côté.Source

La position officielle de l’US Air Force, consistant à dire que l’armée n’enquête plus sur les Ovnis, devrait être révisée rapidement avant qu’une majorité du public commence à exprimer sa défiance.

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