Didier de Plaige

Mardi 14 Août 2007

août 14th, 2007 Posted in Aout 2007

GracchusGruad vient de rejoindre le forum OM et témoigne que l'affaire des drones tient toujours la distance: "Ces videos sur YouTube (Haïti & Saint-Domingue) supportent mal d'être vues plusieurs fois, elles sonnent terriblement fausses. En revanche, je ne me lasse pas de regarder les images des drones, qui restent étonnantes de réalisme. Si on ajoute les documents présentés par Isaac, c'est vraiment d'un tout autre niveau."

Quelques avis impatients et pessimistes se font entendre : "Il n'y aura plus d'autres témoins - Nous allons rester dans l'incertitude - Isaac n'a pas l'intention de revenir..."

Mais une nouvelle stratégie s'est mise en place, que je ne peux exposer pour le moment, qui pourrait amener l'informateur à réagir...

Une particularité intéressante de cette affaire de drones californiens et de présumées fuites d'un laboratoire de Palo Alto, c'est que pour une fois l'US Air Force n'est pas directement mise en cause : nulle part il n'est question de la violation de l'espace aérien des Etats-Unis par une puissance exotique incontrôlable. Le Département de la Défense est même censé avoir la complète maîtrise des technologies employées, à celà près qu'elles auront été abouties par rétro-conception à partir d'engins aliens. De fait, les ufologues sont relégués au second plan dans cette histoire.

La récente tenue annuelle du MUFON du 10 au 12 août, à Denver (Colorado), vient de donner l'occasion à Brad Sparks et Barry Greenwood de publier une très longue histoire de la désinformation - 150 pages où les ufologues, justement, apparaissent comme des ennemis à abattre :

"Selon les termes employés par le milieu du Renseignement, l'UFOlogie est aujourd'hui qualifiée de 'groupe extrêmiste déterminé' - un peu comme Greenpeace ou l'ACLU, une catégorie qui se situe juste en-dessous des groupes terroristes. Du point de vue de l'Air Force, les groupes ufologiques, les activistes et les chercheurs, se situent dans le camp adverse, ils entravent ses opérations, et gaspillent ses ressources. Pour l'AF, tout ce qui a trait à l'UFOlogie est considéré comme une force qu'il faut dominer, réduire, ou neutraliser. Pour l'AF, "l'ennemi est l'enquêteur ufologue." Les groupes d'ufologues et les enquêteurs sont perçus comme une menace pour les activités de l'AF et pour ses missions d'ordre général, et plus particulièrement les missions conduites par ses services de Renseignement.

L'Air Force s'est depuis très longtemps affrontée aux ufologues, on peut même parler d'une guerre permanente. Considérons les choses du point de vue paranoïaque de l'Air Force. En 1949, Donald Keyhoe, un homme de la Navy, qui était un honorable Major retraité du corps des Marines (intégré à la Navy), a commencé à s'intéresser au domaine réservé du Renseignement de l'AF, au sujet des Ovni(s), menaçant de creuser un peu et d'exposer les secrets de l'AF. Il faut se souvenir que l'AF et la Navy étaient et sont toujours opposées dans des rivalités permanentes quant à leur prérogatives. Déjà en 1949 la Navy avait connu la 'révolte des Amiraux' contre l'AF. La Navy avait prétendu que l'AF s'était trop largement servie sur le budget militaire, qui s'était trouvé réduit après la guerre, et qu'elle avait fait pression sur l'opinion publique pour favoriser des systèmes d'armes dangereusement inadéquates tels que le B-36, aux dépends de ses propres projets pour s'équiper de porte-avions.

Donc ce type de la Navy, Keyhoe, s'amène et on sent qu'il va mettre en difficulté l'AF dans un domaine particulièrement embarrassant, celui du Renseignement qui a trait à l'aérien, les Ovni(s); et il est rejoint par un autre gradé de la Navy en activité, le Commandant Robert McLaughlin. Keyhoe et McLaughlin sont maintenant bien connus dans l'histoire de l'ufologie, parce qu'ils ont publié des articles extrêmement remarqués dans le magazine True, déclarant que les Ovni(s) venaient de l'espace, en suggérant ou affirmant (dans le cas de Keyhoe) que l'Air Force était au courant, mais se refusait à le reconnaître publiquement.

A cette époque, en 1949, juste avant la publication des deux articles explosifs, McLaughlin avait déclenché les foudres intarissables de l'AF. McLaughlin avait très gravement sapé le moral des gens de l'AFOSI en diffusant officiellement par voie de presse des secrets extrêmement sensibles de l'AF, relatifs aux Ovni(s). McLaughlin s'en était quand même assez bien sorti parce qu'il avait agi en tant que porte-parole désigné, à la fois de l'Armée, de la Navy, et de la base de Tests de l'Air Force à White Sands - ce qui signifiait pratiquement qu'il pouvait parler au nom de l'AF et diffuser de l'information de l'AF - tout en étant chef de l'unité de la Navy sur cette base.

L'AFOSI mena une enquête extraordinairement poussée sur cette 'fuite', ce qui aujourd'hui encore, près d'un demi-siècle plus tard, est toujours très attractive à lire en détails.

L'AF essaya de faire passer McLaughlin en cour-martiale, mais elle s'aperçu qu'il était inattaquable, parce qu'il relevait d'un département militaire (la Navy) sur lequel l'AF ne pouvait exercer son contrôle. Il se trouvait protégé par son rôle prééminent d'officier de relations publiques sur la base de White Sands, disposant de l'autorité nécessaire pour diffuser son information.

Finalement la Navy promut McLaughlin au commandement du destroyer Le Bristol, ce qui était une promotion appréciable après avoir servi dans un bureau en plein désert pendant plus de trois ans. Ceci montre à ceux qui ont des yeux pour voir que la Navy avait simplement tourné en dérision les demandes de sanctions disciplinaires réclamées par l'AF à l'encontre de McLaughlin."

Le texte montre par ailleurs comment on fait monter les déboulonneurs au créneau, lorsque l'US Air Force par exemple juge utile de lancer une opération de diversion : "On se contente de leur fournir des explications alternatives, avec une tape dans le dos, il n'y a même pas besoin de les payer."

Ce rapport consacre une large place à détailler les manoeuvres de l'agent de l'AFOSI, Rick Doty, et à questionner les documents MJ-12. (MUFON-2007)

Fulminic sur OM observe les suites de l'histoire des fausses videos : "Le faussaire de Haïti/Saint-Domingue se serait montré chez ATS sous le pseudo ItHasToEnd ('Il faut que ça cesse'). Rien pour l'instant ne prouve que c'est lui. Il prétend avoir travaillé 2 ans là-dessus, aidé par d'autres. Ce qui amène à s'interroger sur le temps qu'il a fallu pour créer les drones, à supposer qu'ils aient été fabriqués..." Raska s'étonne de cette candeur : "Tu n'as pas à croire tout ce que peuvent raconter les tricheurs !"

SaladFingers est du même avis et se moque : "Deux ans ! Si c'est le cas, ils ont du attendre que la peinture finisse de sécher... Il n'en faudrait pas autant pour mettre en boîte la suite de 'Rencontres Rapprochées'..."

Sigmaj se présente sur le forum OM et il ajoute : "Je trouve un peu déconcertant ce débat sur la CGI; il se peut qu'on nous présente prochainement un film video qui se veuille précurseur de la divulgation attendue, et qu'il soit presque aussitôt dénoncé comme une nouvelle tromperie. C'est peut-être le plan des désinformateurs."

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