Didier de Plaige

Mercredi 18 Juillet

juillet 18th, 2007 Posted in Juillet 2007

Sur ATS, MrRviewer s'interroge : "Peut-être Isaac n'a-t-il pas dit toute la vérité, afin de protéger ses sources. Il a pu nous fournir des documents plus récents, obtenus d'un collègue qui travaille toujours pour CARET. Je pense que notre gouvernement dispose d'une technologie d'invisibilité et d'anti-gravité. Ca expliquerait pourquoi tant d'Ovni(s) semblent disparaître sur place.. Certains se souviennent peut-être de cet incident, où l'armée de l'air mexicaine avait repéré un objet avec la caméra infra-rouge, mais il restait indiscernable à l'oeil nu."

Vous vous souvenez que le français Ottoth s'était lancé dans le décryptage, bien décidé à trouver la signature d'un faussaire éventuel... un mot en clair, comme Isaac, quelquechose qui permette un jour à l'auteur de revendiquer son truquage. "J'ai écrit un programme très puissant qui permet de résoudre automatiquement toutes les substitutions de codage, et qui fonctionne très bien, même en présence d'un codage homophonique, à condition qu'on lui indique les espaces, ce qui semble ici être le cas. Il est également capable de gérer les rotations de texte. J'ai testé ce programme avec des échantillons de textes codés pris au hasard. On rentre le texte codé, on lui indique un seuil, et on intègre un dictionnaire. Ensuite il recherche des mots signifiants selon les possibilités que le dictionnaire référence comme termes valides.

J'ai testé toutes sortes de listes de mots. L'anglais, des termes anglais courants, le français, l'allemand, l'espagnol, l'italien, et des mots empruntés au texte d'Isaac. Je ne suis pas parvenu à un résultat satisfaisant.

Mais ce qui est intéressant, c'est que le langage 'alien' est très structuré (des mots récurrents, etc...), ce qui va nous donner de nombreux résultats, avec des mots valides, mais dans un ensemble incohérent." Exemple sur les textes des noyaux 8, 12 et 13 :

Gcwe dc ixw e&os- rmlzfM
AdjGX G XoF`jsA jA
dwr djs`Ax JGxwa
uEp`\mfE y qEl q-l ipue `-qflyf
ej seJM jdx mmjddmA fl rj jzA m@wia exs fl rj r w didij xG aG seeGwcJ cd@A
m%wy cxfw !r x yJMd%wF rGi0 GixFf
JGX=a dwr djs$A dGsdz X

Donc Ottoth se montre déçu de n'avoir pu fournir la preuve d'une supercherie par l'étude du langage. Ca ne l'empêche pas de continuer à penser que les textes sont "probablement composés d'anglais, mêlé de charabia.." Pas vraiment fair-play.

Tomi01UK le remercie de ce travail surement fastidieux : "Il fallait en passer par là pour éliminer au moins cette possibilité de tromperie." Mais on ne doit pas négliger que d'autres avaient commencé, dès le 26 juin, à identifier tous les caractères, leurs inversions et leurs répétitions, et même créé une police à installer dans nos logiciels de traitement de texte.

Ottoth a préféré travailler en solitaire, et c'est dommage, puisqu'il s'est contenté de recenser les seuls caractères présents sur le noyau 8 et une partie du noyau 12. Pourquoi avoir négligé le travail de l'équipe qui l'avait précédé ? Il avait à sa disposition leur alphabet "CARET-symbols Version 2.2", lequel était exhaustif, jusqu'aux signes déchiffrés sur les pales des drônes. Certes, son expérience a porté sur des tronçons limités, qui ne nécessitaient pas de connaître tous les caractères disponibles, mais le résultat est qu'il manque au final plusieurs caractères dans son nouvel alphabet. Enfin, il serait nécessaire d'encadrer de la même couleur les occurrences identiques, parce que l'affectation des lettres occidentales, à niveau égal de répétition des signes 'aliens', est totalement arbitraire...

Ottoth prétend alors que le catalogue des caractères établi par OnTheFence "n'était pas utilisable, parce qu'il ne comportait pas d'indications de rotations ou d'inversions." C'est inexact, puisqu'il suffisait de se référer aux petits carrés en haut et à gauche de chaque caractère. Mais passons... Le constat est que la tentative de craquer les textes de cette manière n'a rien donné.

OnTheFence a également remarqué que l'argument d'Ottoth pour travailler seul est biaisé : "En fait, de nombreux caractères ne sont pas sujets à cette rotation. Grâce à 11August, le catalogue le plus récent (Version 2.2) indique les rotations observées pour chaque caractère."

Au fond, j'en viens à penser que la mise en place d'un Alphabet et ses correspondances occidentales est une voie de garage. On a très vite oublié que le mot 'langage' est dénoncé dès le début du texte d'Isaac comme un terme impropre. A présent, je ne vois plus du tout les alignements de signes comme d'éventuelles phrases à décrypter. Plutôt que de considérer un Alphabet, nous devrions parler de Catalogue de symbôles. Ce rappel ne sera surement pas inutile :

Isaac : "Le titre donné à ces planches, "Linguistic Analysis Primer", est inapproprié.... Je place le terme "langage" entre guillemets parce que c'est un terme impropre pour ce que je vais vous décrire, bien qu'il soit facile de se tromper à ce sujet... Leur technologie fonctionne vraiment comme le bout de papier magique posé sur la table, c'est une image pour vous expliquer. Ils disposent d'une sorte de langage, qui est capable de s'auto-éxécuter, du moins sous l'action d'un champ très spécifique. Le langage, un terme que j'utilise par approximation, est un système de symbôles (qui néanmoins se présente pour nous comme une écriture), associés à des formes géométriques et des dessins, qui s'imbriquent pour former des diagrammes, lesquels deviennent fonctionnels. En fait leur "langage" est un schéma directeur fonctionnel."

"Lorsqu'ils sont représentés, pour ainsi dire, sur une surface adéquate, faite du matériau approprié, et sous l'action d'un certain type de champ, ils commencent immédiatement à éxécuter les tâches prévues. Ca nous a semblé totalement magique, même après que nous ayons commencé à comprendre les principles de fonctionnement."

"Le plus difficile à comprendre est que chaque élément de chaque 'diagramme' est dépendant et relié à chacun des autres éléments, ce qui signifie que le plus petit détail ne peut être créé, ajouté, soustrait, ou modifié, indépendamment de l'ensemble. Les humains apprécient le langage écrit parce que chaque élément du langage peut être compris isolément, et celà permet de construire des expressions compliquées."

Donc oublions la référence à d'éventuelles 'lettres'. Isaac insiste bien là-dessus. Ecartons l'idée qu'un assemblage de lettres donne un 'mot'. Il nous indique que chaque signe, en lui-même, est une expression. Or dans notre langage, si j'écris la lettre "D"... elle ne veut rien dire en soi. Elle n'a aucune force d'évocation, elle n'est porteuse d'aucune émotion. En revanche elle transmet réellement quelquechose au lecteur dès lors qu'elle s'écrit : :-D

    Je pense maintenant que nos Smileys, ou Emoticons, sont plus prôches de ce qu'il a voulu expliquer. "Ils désignent une suite de caractères typographiques traduisant (en inclinant la tête à gauche pour interpréter les yeux, le nez et la bouche) une 'émotion' : le sourire, l'étonnement, le clin d'oeil, la colère, etc." (http://jargonf.org/wiki/JargonF:Smiley)
    Exemples :
    * :-) pour le sourire,
    * ;-) pour le clin d'oeill,
    * :-o pour l'étonnement.
    * = ( pour la tristesse
    * :-D pour le rire
    * :*) pour l'ivresse

Les inversions de caractères 'aliens' se retrouvent ici, dans notre langage émotionnel : :-) ou :-(

C'est encore plus 'parlant' quand il s'agit de 'Smileys' animés... Donc nous venons d'évoquer ici cette notion de représentations 'chargées', où chaque symbôle exprime un message. Ensuite, plusieurs personnes, sur les forums, se sont interrogées sur la possibilité d'un langage universel. Parmi les pistes proposées, viennent en tête les Mathématiques et le Tableau périodique des éléments chimiques.

Mais une autre série de constantes universelles s'exprime dans des fonctions binaires, caractéristiques du Yin et du Yang : Chauffer/Refroidir, Sècher/Mouiller, Expanser/Comprimer, Attirer/Repousser, etc... Et c'est là où je voulais en venir : je vois dans les symbôles CARET des instructions opérationnelles de ce type. Une suite de symbôles peut alors exprimer une succession d'opérations : "Compresser - Centrifuger - Orienter vers la droite - Repousser - Expanser"...

Ce qui peut expliciter cette phrase d'Isaac : "Lorsqu'ils sont représentés, pour ainsi dire, sur une surface adéquate, faite du matériau approprié, et sous l'action d'un certain type de champ, ils commencent immédiatement à éxécuter les tâches prévues."

Le catalogue des symbôles, plutôt que de représenter des "lettres", recense dans ce cas des instructions, opposées et/ou réversibles. Les signes identifiés comme des "parenthèses" encadrent les séries d'opérations comme des commutateurs de marche/arrêt. Les 'nombres' peuvent évoquer des durées pour l'éxécution des séquences, etc...

Le fait qu'un symbôle se présente éventuellement sous 4 aspects (inversion et miroir) peut s'expliquer par la combinaison d'instructions comme "Comprimer vers le Bas en Rotation vers la Droite" et ses 3 autres variantes.

Maintenant, si les documents d'Isaac s'avéraient des faux, cette tentative d'explication d'une forme d'expression synthétique et fonctionnelle resterait valide : on peut concevoir un clavier, ou un panneau de commande, où les boutons permettent d'enchaîner des séries d'opérations et leurs contraires.

Sauf dans les mythologies, il y a peu de chances qu'il suffise d'écrire, de peindre, ou de graver quelques signes sur une surface pour produire un effet (encore que, l'inscription n'est pas dissociable de l'intention... mais ça nous entraînerait très loin). Pour rester dans le cadre du Programme CARET, Isaac a tenté de nous donner une explication de l'informatique aliène, à la fois monobloc et 'holographique'. ces signes et les diagrammes seraient des extensions du Système d'Exploitation de la machine, la partie émergente - et interactive - du programme.

OnTheFence a réalisé quelques agrandissements d'une image de Big Basin, qui exposent semble-t-il des références aux planches dessinées...

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